Le pétrole passe sous la barre des 80 dollars, son plus bas niveau depuis quatre ans

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Après avoir chuté mercredi 12 novembre sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis 2010, le Brent a atteint 79,35 dollars, ce jeudi 13 novembre à Londres, son plus bas niveau depuis le 29 septembre 2010.
Depuis son dernier pic mi-juin (à 115,71 dollars), la référence européenne du brut a dégringolé de 31%, plombée par une série de facteurs baissiers dont l'abondance de l'offre, la faiblesse de la demande et le renforcement du dollar.
Il faut dire que la forte hausse de la production américaine se répercute sur le marché mondial. En effet, si les États-Unis n'exportent pas de pétrole brut, ils réduisent leurs importations, créant un surplus d'offre pour leurs anciens fournisseurs.
Mais la chute des cours depuis le début de l'été aurait dû entrainer un ajustement de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), suivant le schéma bien connu: assécher l'offre pour soutenir les cours. Et dans le rôle du grand régulateur: l'Arabie Saoudite, explique Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi.
Or cette fois-ci, elle ne joue pas ce jeu-là, précise-t-il. Et d'ajouter: "Bien au contraire, elle met plus de barils sur le marché. Alors c'est vrai, que peu après le printemps arabe, le gouvernement saoudien a débloqué d'importants fonds pour financer de grands plans sociaux et qu'il lui faut plus de recettes pétrolières pour équilibrer son budget."
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A tel point qu'il envisage même le baril de pétrole à ... 60 dollars. La prochaine réunion du cartel est prévue le 27 novembre à Vienne.
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