Macron: "Areva a aujourd'hui beaucoup à faire par elle-même."

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Areva doit affronter des pertes financières abyssales. Le 23 février, la société a annoncé 4,9 milliards d'euros de pertes nettes pour l'exercice 2014. Un analyste interrogé par La Tribune en détaille les composantes:
Selon cet analyste, Areva a pâti de ses erreurs de stratégie sur le long terme:
"On peut citer les gros investissements sur les outils et capacités de production de ses sites, les acquisitions pour faire face à un redémarrage de l'activité nucléaire mais qui n'a pas eu lieu - en particulier à cause de Fukushima. Les relations entre Areva et EDF se sont aussi détériorées. En période de ralentissement, tout cela a pesé sur Areva."
Pour le moment, semble-t-il, le feu ne s'étend pas jusqu'aux marchés: Areva profite d'une accalmie du côté de la Bourse. Son titre a perdu seulement 2,09% lors de la séance de lundi, suite à l'annonce des pertes nettes, puis il est même monté de 9,34 euros à 9,46 euros à 11h10, lors de la séance de jeudi.
Mais, en réalité, assure l'analyste,
Cette remise à plat, c'est l'annonce des résultats de l'exercice 2014-2015, le 4 mars prochain. Areva dévoilera à ce moment-là sa nouvelle stratégie pour les années à venir. Selon l'analyste, "l'essentiel est de voir si ce qui sera proposé est crédible par rapport à l'état du marché nucléaire et par rapport à la concurrence".
L'entreprise devrait présenter également un plan drastique de compétitivité. Selon des informations parues dans la presse, Areva pourrait notamment supprimer des postes. Les syndicats de l'entreprise, comme la la CFE-CGC, redoutent un "impact social sans précédent".
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On en est réduit à faire des hypothèses, explique l'analyste:
En marge d'un déplacement au Salon de l'agriculture, mardi 24 février, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a affirmé qu'une augmentation de capital d'Areva n'était "pas la priorité", ajoutant:
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Le ministre a également assuré qu'une prise de participation d'EDF ou de GDF dans certains actifs du spécialiste du nucléaire n'était "pas sur la table". Pour rappel, Areva est détenu à plus de 87% par des capitaux publics.
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