Après les déboires de l’EPR, EDF va ouvrir une haute école de soudure
Nathalie Jourdan
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Photo d'illustration
Charles Platiau
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Les industriels aiment décidément invoquer la mythologie dans les périodes de turbulences. On pense notamment à Prométhée s'agissant du futur moteur de la fusée Ariane. Cette fois, c'est Hefaïstos, dieu de la forge et du travail du métal dans la Grèce ancienne, qui est convoqué au chevet de l'EPR. Deux ans après que le PDG D'EDF a annoncé la mise en place du plan Excell censé remédier à la perte de compétences dans la filière nucléaire, l'énergéticien s'apprête à inaugurer dans la Manche une « haute école de soudure » du nom d'Hefaïs.
Promis par Jean-Bernard Levy après la publication du rapport -sévère- de Jean-Martin Folz sur l'échec du troisième réacteur de Flamanville, l'établissement est né d'une alliance inédite entre EDF, Orano, Naval Group et les Constructions Métallurgiques de Normandie (CMN) appuyés par l'Union de l'industrie et des métiers de la métallurgie (UIMM), l'Etat (dans le cadre du Programme des Investissements d'Avenir) et la Région Normandie. D'un coût de 12 millions d'euros, son ambition est de former rien de moins que « les meilleures soudeuses et soudeurs de France ». Par meilleurs, entendez des professionnels capables de répondre au très haut niveau d'exigence des spécialités navale et nucléaire.
Nathalie Jourdan