Avenir d'EDF : quelles alternatives au projet Hercule ?
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le projet, s'il abouti, pourrait se traduire par la séparation d'EDF en trois entités.
Pascal Rossignol
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le projet, s'il abouti, pourrait se traduire par la séparation d'EDF en trois entités.
Pascal Rossignol
Le projet Hercule verra-t-il le jour ? Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, a été longuement interrogée ce matin par les députés sur le projet Hercule, qui consiste à réorganiser EDF pour lui donner les moyens de financer ses investissements dans le nucléaire et les énergies renouvelables.
Largement contesté en interne, mais aussi par des associations et des partis politiques de tout bord qui craignent un démantèlement, ce projet fait l'objet d'intenses et longues négociations avec la Commission européenne. Cette dernière souhaite s'assurer que la hausse du prix du nucléaire régulé en France (qui permettrait à EDF d'accroître ses revenus) ne porte pas préjudices à ses concurrents.
Le projet, s'il abouti, pourrait alors se traduire par la séparation d'EDF en trois entités distinctes : un EDF bleu 100% public pour le nucléaire, un EDF vert, dont le capital serait ouvert à des investisseurs privés, pour les énergies renouvelables, le réseau de distribution (Enedis) et les services, et, enfin, un EDF Azur pour les activités hydrauliques. Objectif : isoler le nucléaire du reste de l'entreprise et ainsi répondre aux exigences anticoncurrentielles de Bruxelles.
Devant les commissions des affaires économiques et du développement durable, Barbara Pompili a reconnu un risque d'échec des négociations, la nécessité d'avoir un plan B et a réaffirmé les lignes rouges sur lesquelles le gouvernement ne cédera pas. Objectif : faire preuve de plus de transparence, alors que salariés et parlementaires regrettent de ne pas avoir été associés aux négociations.
Voilà ce qu'il faut retenir de cette première audition à l'Assemblée nationale, qui sera suivie de celles de Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF, et de Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, les 10 et 11 février prochains.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

À lire également
Alors que les doutes sur le succès des négociations auprès de Bruxelles grandissent au fur et à mesure de leur prolongation, Barbara Pompili a reconnu la possibilité que ces négociations puissent échouer. « A ce jour, nous n'avons pas même la certitude de parvenir à un accord », a-t-elle déclaré aux députés.
Juliette Raynal
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat