Projet Hercule : EDF dégringole en Bourse, Bercy tente de rassurer
Juliette Raynal
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Le titre de l'énergéticien perdait encore 14,9% vers 16h23 ce lundi 25 janvier à 10,54 euros.
Charles Platiau
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Le titre de l'énergéticien perdait encore 14,9% vers 16h23 ce lundi 25 janvier à 10,54 euros.
Charles Platiau
Alors que le cours du titre d'EDF dégringolait de 17% ce lundi 25 janvier sur fond de doute sur le projet Hercule, le ministère de l'Economie et des Finances a réaffirmé la poursuite des négociations et démenti tout délai supplémentaire.
La chute vertigineuse de l'action EDF fait suite à la publication d'un article sur BFM TV, évoquant « une posture de négociation dure » adoptée par la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen et selon lequel « Bruxelles aurait demandé encore six mois de discussions à la France ». De quoi mettre en péril la possibilité que cette réforme, très structurante pour l'avenir de l'énergéticien, voit le jour avant 2022.
A Bercy, on assure que « cette négociation est toujours en cours » et qu'il « n'a été demandé, en aucune façon, un délai supplémentaire pour la mener à bien ».
Engagées avant la crise sanitaire, ces négociations complexes visent à permettre une évolution du cadre réglementaire du marché du nucléaire. Aujourd'hui, le mécanisme de l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique) oblige EDF à vendre une partie de sa production d'électricité nucléaire aux fournisseurs alternatifs à un prix fixe de 42 euros le mégawattheure.
Un prix qui ne reflète plus les coûts de production nucléaire. Le gouvernement français souhaite que ce prix augmente sensiblement (jusqu'à 20%) pour permettre à l'énergéticien national « un meilleur financement de son parc nucléaire existant » et pour « pouvoir financer, demain, son développement dans les énergies renouvelables », rappelle Bercy.
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En contrepartie, la Commission européenne exige plus de concurrence et, notamment une division du groupe EDF. Le projet de réorganisation, baptisé Hercule, pourrait alors se traduire par une scission de l'électricien en trois entités: une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (EDF vert) cotée en Bourse pour la distribution d'électricité et les énergies renouvelables, et une troisième (EDF azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques.
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