Plan de réorganisation chez EDF : plus de 30% des salariés en grève
Juliette Raynal
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Pascal Rossignol
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[MAJ] Article mis à jour à 20h, initialement publié à 18h23, le 26/11/20
Le projet Hercule suscite crainte et colère auprès des salariés d'EDF. Le 16 novembre dernier, plusieurs fédérations syndicales avaient appelé à une journée d'action ce jeudi 26 novembre. Cet appel se traduit aujourd'hui, à la mi-journée, par un taux de gréviste de 23% sur l'effectif total d'EDF SA, indique l'énergéticien. Sur l'ensemble de la journée, le taux a atteint 31,56%. C'est plus qu'en octobre 2019, lors du dernier mouvement social portant sur le plan de réorganisation, le taux de grévistes avait frôlé les 30%.
Le gouvernement a demandé à la direction d'EDF de lui présenter un projet de réorganisation, baptisé "Hercule", pour mieux assurer ses investissements à la fois dans le parc nucléaire et les renouvelables. Cette vaste refonte se traduirait par le découpage du groupe en trois entités : EDF bleu regroupant les activités nucléaires, EDF vert pour les énergies renouvelables et EDF Azur pour les activités hydroélectriques.
Cette réorganisation vise avant tout à sanctuariser l'activité nucléaire dans une structure 100% publique, pour lui redonner une capacité d'investissement. Elle est directement liée à une réforme de la régulation du nucléaire avec un projet de nouveau mécanisme qui doit mieux garantir les revenus d'EDF. Le producteur historique est aujourd'hui contraint de vendre une partie de son électricité d'origine nucléaire à prix fixe à ses concurrents.
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Cette réorganisation suscite l'inquiétude des syndicats de l'entreprise, qui craignent un éclatement du groupe. "On ne peut pas concevoir qu'un bijou comme EDF reste en deux ou trois morceaux", avance Sébastien Michel, secrétaire fédéral FCE-CFDT, qui anticipe un morcellement des activités qui nourrirait alors l'appétit d'autres opérateurs, notamment les majors pétrolières qui investissent massivement dans les énergies renouvelables.
Juliette Raynal
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