Brésil : prochainement privatisé, l'électricien Eletrobras s'envole en Bourse

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Le gouvernement brésilien prévoit de privatiser la compagnie d'énergie Eletrobras en réduisant sa participation au capital, a annoncé le ministère de l'Énergie, alors que le pays tente de résorber un déficit public astronomique. Outre cette opération, l'entreprise pourrait connaître une augmentation de capital.
L'État détient aujourd'hui 40,98% du capital de l'Eletrobras et la majorité des droits de vote, la banque publique de développement BNDES 18,72% des actions ordinaires et 14% des actions préférentielles. Une source du ministère de l'Énergie a expliqué à l'AFP que le gouvernement avait l'intention de conserver son droit de veto grâce à des actions privilégiées ("golden share").
Cette décision a été accueillie de façon euphorique par les marchés, les titres ordinaires du groupe ayant clôturé sur une hausse spectaculaire à la bourse de Sao Paulo: 48,87% pour les actions ordinaires et 32,59% pour les actions privilégiées. De quoi doper considérablement l'indice Ibovespa, passé au-dessus de la barre des 70.000 points pour la première fois depuis janvier 2011. L'ADR d'Eletrobras cotée à New York a également bondi de plus de 34% à 5,96 dollars mardi à Wall Street.
Le gouvernement espère obtenir 20 milliards de réais (environ 5,35 milliards d'euros), a déclaré le ministre brésilien des Mines et de l'Energie à Reuters. D'après les calculs du journal économique Valor, la hausse des actions a augmenté de 9 milliards de réais (environ 3,3 milliards d'euros) la capitalisation boursière de l'entreprise publique.
Le gouvernement du président conservateur Michel Temer souhaite s'inspirer des expériences du constructeur aéronautique Embraer et du géant minier Vale, privatisés respectivement en 1994 et 1997. La privatisation ne comprendrait cependant pas dans un premier temps la centrale hydroélectrique d'Itaipu, dont le Paraguay est copropriétaire, ni les centrales nucléaires.
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La semaine dernière, le gouvernement a nettement revu à la hausse ses estimations de déficit budgétaire, le portant à 159 milliards de réais (42,7 milliards d'euros) pour cette année et la suivante, en raison de recettes fiscales moins importantes que prévu. Initialement, l'objectif était de maintenir le déficit sous 139 milliards de réais (37,3 milliards d'euros) pour cette année et 129 milliards en 2018.
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Pour renflouer les caisses de l'État, le gouvernement a annoncé l'an dernier un vaste programme de privatisations, qui prévoit notamment des concessions pour la gestion de nombreux aéroports du pays.
Une politique vivement critiquée par l'ex-présidente de gauche Dilma Rousseff (2011-2016), destituée l'an dernier pour maquillage des finances publiques.
(avec AFP et Reuters)
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