Brésil : Michel Temer ne sera pas poursuivi mais sort affaibli politiquement
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Michel Temer et ses proches peuvent souffler. La chambre brésilienne des députés a décidé d'empêcher le renvoi de l'actuel président devant la Cour suprême pour y être jugé. Le chef d'Etat était sous le coup de poursuites pour "corruption passive", "obstruction à la justice" et "participation à une organisation criminelle". Ces accusations seront donc abandonnées.
Malgré une campagne dans les médias et des appels à la raison, l'opposition n'est pas parvenue à réunir suffisamment de voix (deux tiers des suffrages exprimés étaient nécessaires) pour permettre sa mise en accusation. Ils ont été 227 à voter favorablement la motion et 263 à s'y opposer.
L'échec de l'opposition a néanmoins révélé plusieurs éléments qui pourraient influencer la poursuite du mandat de Michel Temer. En effet, s'il s'agit d'une victoire pour le président brésilien, certains observateurs précisent qu'elle n'est pas aussi écrasante qu'espérée. Le faible écart entre le nombre de députés ayant voté pour et ceux ayant voté contre (36 voix de différence) fait d'ailleurs l'objet de discussions dans l'entourage du président.
Cette difficulté à rassembler le plus grand nombre a été mise en exergue par la division observée au sein du Parti de la sociale-démocratie, principal parti de la coalition présidentielle. Ricardo Tripoli, sa principale figure, avait demandé la poursuite de la procédure :
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Selon certains proches du président, cela pourrait impacter les prochaines réformes, défendues par Michel Temer, notamment en matière économique. Une hypothèse qu'a réfutée le chef d'Etat à l'issue du vote, expliquant qu'il poursuivrait ses grands projets :
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(Avec agences)
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