Énergie : pleins gaz pour GTT
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GNL, navire
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GTT a du « gaz ». La société d'ingénierie Gaztransport & Technigaz, leader mondial dans les systèmes de confinement pour le transport par voie maritime et le stockage en conditions cryogéniques du GNL, est effectivement en pleine forme. Cette pépite française méconnue, qui va publier ce mardi ses résultats annuels à la clôture de la Bourse, a réalisé en 2018 une année « exceptionnelle », se réjouit son PDG Philippe Berterottière dans un entretien accordé à La Tribune. Les chiffres sont éloquents. La société a engrangé l'an dernier un nombre record de commandes. Elle a obtenu la conception de cuves GNL pour 48 méthaniers, la réalisation de deux unités flottantes de stockage et de regazéification (FSRU) et d'un réservoir terrestre destiné à contenir de l'argon liquide à des fins expérimentales pour le compte du Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN).
Sur le marché du GNL carburant, GTT a signé un contrat pour réaliser une barge de soutage GNL de 18 600 m3 et une commande de cuve GNL pour le Ponant, le premier brise-glace de croisière alimenté au GNL. Loin, très loin des exercices précédents : 12 méthaniers, 8 FSRU, une unité flottante de liquéfaction et de stockage de GNL (FLNG) et sur le marché du GNL carburant, les cuves GNL pour 9 porte-conteneurs de CMA CGM de très grande taille en 2017, et, en 2016, seulement cinq méthaniers.
GTT, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 232 millions d'euros en 2017, est donc paré pour le grand large. D'autant que le marché du transport maritime devrait à coup sûr lui sourire dans un très proche avenir.
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Car la société d'ingénierie est au cœur de la transformation de la filière, qui doit réduire la teneur en soufre des carburants maritimes de 3,5% à 0,5% d'ici à 2020. Avec l'objectif d'éliminer le carburant le plus largement utilisé dans le transport maritime en haute mer, c'est-à-dire le HFO (fuel lourd), dont la teneur en soufre se situe en général entre 1 et 3,5 %. Les armateurs vont devoir utiliser des carburants plus propres. Résultat, « le monde redécouvre le gaz », assure Philippe Berterottière.
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