Engie : Mestrallet sera reconduit comme président pour deux ans

L'Elysée et Bercy ont acté cette prolongation qui doit être confirmée par le conseil d'administration d'Engie (ex-GDF Suez), le 24 février.
Mi-janvier lors de ses vœux à la presse,Gérard Mestrallet avait assuré n'être candidat à rien.
Mi-janvier lors de ses vœux à la presse,Gérard Mestrallet avait assuré n'être "candidat à rien". (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)

Publié le 05/02/2016 à 07:41. Mis à jour le 05/02/2016 à 11:02.

L'actuel PDG d'Engie (ex-GDF Suez), Gérard Mestrallet, dont le mandat s'achève en mai prochain, devrait être reconduit après cette date en tant que président non exécutif du groupe, a indiqué vendredi la ministre de l'Energie Ségolène Royal à l'AFP. L'Elysée et Bercy ont acté cette prolongation, signifiant que l'actuelle numéro deux d'Engie, Isabelle Kocher, qui doit succéder en mai à Gérard Mestrallet, devrait se contenter du rôle de directrice générale du groupe, détenu à 33% par l'Etat.

Ces évolutions doivent être confirmées par le conseil d'administration d'Engie le 24 février, puis votées lors de l'assemblée générale du 3 mai prochain. Car elles nécessitent une évolution des statuts du groupe, pour dissocier les fonctions de PDG et DG et reculer la limite d'âge du président, aujourd'hui fixée à 67 ans et que Gérard Mestrallet aura atteinte d'ici là.

Tensions au sein de la direction

Mi-janvier lors de ses vœux à la presse,Gérard Mestrallet avait pourtant assuré n'être "candidat à rien", alors que des informations de presse lui prêtaient l'intention de vouloir rester comme président non exécutif.

Les relations entre Gérard Mestrallet et Mme Kocher se seraient nettement tendues ces derniers jours, en raison des discussions sur le rôle de chacun dans la future gouvernance du groupe, selon Les Echos. Engie se prépare actuellement à un virage stratégique, prévoyant de se tourner vers un modèle davantage axé sur les énergies renouvelables et les services énergétiques.

(Avec AFP)

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Commentaires 3
à écrit le 05/02/2016 à 9:30
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Voilà la preuve que la Lyonnaise des eaux-Suez a été nationalisée sans débat, et sans que l'Etat soit obligé de faire un maintien de cours: l'etat nomme les dirigeants, définit la stratégie etc. Suez valait 34€ il y a quinze ans, autour de 15 aujourd...

le 06/02/2016 à 0:14
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Elle a été privatisée au contraire.

à écrit le 05/02/2016 à 8:44
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Cela fait vingt ans que sa gestion est catastrophique : cela mérite une rallonge de deux ans !

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