Eoliennes en mer : "une déclaration de guerre" pour les pêcheurs de Saint-Brieuc

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(Crédits : Siemens Gamesa)
Dans un courrier adressé ce vendredi aux ministres de la Transition écologique Barbara Pompili et de la Mer Annick Girardin, le président du Comité de la pêche des Côtes d'Armor, Alain Coudray, les accuse de minimiser l'impact du projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc, dont les travaux doivent commencer lundi. Pour lui, ce projet constitue "une déclaration de guerre" aux professionnels de la pêche.

La bataille des éoliennes en mer est lancée. Pour les professionnels de la pêche, le projet du parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) constitue "une déclaration de guerre". C'est ce qu'ils ont clairement écrit au gouvernement dans une lettre envoyée ce vendredi aux ministres de la Transition écologique Barbara Pompili et de la Mer Annick Girardin. Après plus de dix ans de concertations inabouties, le premier coup de pioche de cet énorme chantier se profile dans un climat délétère. Pour rappel, la mise en service du parc est prévue fin 2023. Fixé sur les fonds marins, ce parc est l'un des sept attribués par l'État depuis 2012, dans le cadre du développement des Energies marines renouvelables (EMR). Il doit être érigé à 16,3 kilomètres des côtes les plus proches, le Cap Fréhel et le port de pêche d'Erquy, une petite station balnéaire, deux secteurs classés. D'une capacité de 496 MW, avec 62 éoliennes de plus de 200 m de haut et 30 à 42 m sous l'eau, il est censé produire 1.820 GWh par an, l'équivalent, selon son promoteur, de la consommation électrique annuelle de 835.000 habitants.

800 marins-pêcheurs

Dans son courrier adressé aux deux ministres, le président du Comité de la pêche des Côtes d'Armor Alain Coudray, le président du Comité de la pêche des Côtes d'Armor (qui regroupe les 800 marins-pêcheurs), les accuse de minimiser l'impact du projet. Le comité regrette également les propos de Barbara Pompili assurant que le projet sera "sans effet" pour les espèces halieutiques, "la Saint-Jacques, l'amande de mer, la praire, le homard ou les seiches, alors même que les scientifiques ayant mené ces études (...) mettent en lumière les connaissances partielles sur ces sujets".

"La zone du parc représente l'équivalent du deuxième plus gros gisement de coquilles Saint-Jacques de Bretagne", dit-il.

"Dans cette histoire, ni le climat, ni le territoire, et encore moins la profession et la biodiversité marine de la baie de Saint-Brieuc ne vont être gagnants", estime-t-il.

Les pêcheurs "ne vous laisseront pas détruire le patrimoine naturel et les activités économiques de la baie de Saint-Brieuc", prévient le Comité des pêches qui demande à l'Etat d'annuler ce projet".

Se disant ouvert au dialogue, il estime qu'il n'est pas trop tard pour éviter cette guerre". Les pêcheurs réclament l'annulation du projet, faute de garanties sur la préservation des ressources halieutiques, dont la précieuse coquille Saint-Jacques de la baie, qu'ils gèrent de manière durable depuis plusieurs décennies avec l'Ifremer.

Le Comité des pêches rappelle qu'il est prêt à accompagner la transition énergétique à travers les EMR, à condition de "construire un parc avec les pêcheurs", un préalable à ses yeux pour "améliorer l'acceptabilité sociale". Il considère par ailleurs que "l'éolien posé" au sol, le choix retenu par l'Etat pour ce parc, contrairement au projet éolien flottant envisagé en Bretagne-Sud, "n'est pas compatible" avec le territoire de la baie de Saint-Brieuc.

Pour le gouvernement, les pêcheurs ont été entendus. "La localisation a évolué, suite à des échanges avec les pêcheurs pour faire en sorte de limiter au maximum l'impact sur leurs activités. À terme, beaucoup d'inquiétudes vont se dissiper, car on se rendra compte que ce n'est pas si impactant que cela", assure vendredi, dans Le Télégramme, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

Elu l'an dernier avec une majorité opposée au projet, le maire d'Erquy, Henri Labbé, est inquiet. La commune de 4.000 habitants a été contrainte d'accepter le chantier de RTE sous le coup d'une décision de justice. "Certains nous traitent de "vendus", nous accusant d'avoir cédé à RTE. Mais on n'avait pas le choix!", rappelle-t-il.

Nouveau parc d'éoliennes prévu

La bataille ne fait que commencer. Lundi, le gouvernement a pré-sélectionné six candidats pour ce futur parc d'éoliennes prévu au large du Cotentin, avec lesquels s'ouvre désormais une phase de "dialogue concurrentiel" qui aboutira au choix d'un lauréat l'an prochain.

Il s'agit de la société Eoliennes en Mer Manche Normandie (EDF avec les canadiens Enbridge et CPPIB), de l'espagnol Iberdrola, de la coentreprise Ocean Winds (Engie avec le portugais EDPR), du groupe anglo-néerlandais Shell, du consortium franco-allemand Total-RWE et enfin du consortium formé par le suédois Vattenfall, l'allemand Wpd et la Banque des Territoires. La désignation du lauréat est prévue pour 2022 en vue d'une mise en service du parc "envisagée" en 2028, indique le ministère.

Ce parc d'une puissance d'environ 1.000 mégawatts (MW) ou 1 gigawatt (GW) sera le huitième en France et le quatrième en Normandie. Il a fait l'objet d'un débat public achevé l'an dernier, qui a notamment fait ressortir les craintes des pêcheurs.

"Les conditions de vent et les fonds marins au large de la Normandie sont très favorables à l'éolien en mer posé, ce qui permet d'installer des éoliennes qui produisent beaucoup d'énergie, dans des conditions économiques compétitives", a souligné lundi Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique.

La France s'est fixé un objectif de capacité de production d'électricité renouvelable en mer à 2,4 gigawatts (GW) en 2023 et entre 5,2 GW et 6,2 GW en 2028.

Mais le pays a pris beaucoup de retard et aucun parc en mer n'est encore en activité. Le premier à démarrer devrait être celui au large de Saint-Nazaire en 2022.

Lire aussi : Pourquoi l'éolien en mer devrait enfin décoller en France

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a écrit le 02/05/2021 à 16:21 :
Les Français sont peut-être des enquiquineurs publics, mais avoir coutume de réfléchir avant d'agir, d'avoir des principes et de les appliquer n'a pas été si mauvais que cela dans leur Histoire. Nous avons refusé le gaz de Schiste, nous n'avons pas l'impression que les Américains soient si heureux de son exploitation et des conséquences sur leur environnement. Certes, nous avons la chance d'avoir un pays de cocagne, mais pourquoi ne le préserverions nous pas ? Qu'un Hollandais qui vit dans un pays conquis sur la mer ait pour principe "qu'il faut ce qu'il faut" pour pouvoir survivre, c'est normal, mais quand on a un pays encore capable de nous héberger et de nous nourrir, il est tout aussi normal de ne pas vouloir le détruire mais, au contraire, de le préserver, en limitant les naissances pour avoir une densité raisonnable et en ne faisant pas n'importe quoi pour de l'argent qui n'est qu'un moyen d'obtenir, quoi ? Du pouvoir, du plaisir, de la renommée ? L'essentiel, c'est de manger et d'avoir un toit, le reste, c'est superflu, en avoir conscience n'est pas un défaut.
a écrit le 02/05/2021 à 14:51 :
Lu sur des paneaux publicitaires à Paris "oui aux énergies renouvelables contre le nucléaire" (ou à peu près) . Lorsqu'on sait que le nucléaire est l'énergie la moins polluante, la plus économique et la plus productrice d'énergie, le reste ne nous surprend pas. L'écologie française est chapeauté par des ânes incultes et c'est grave.
Réponse de le 02/05/2021 à 16:02 :
On récolte ce que l'on sème, les scientifiques français et, en particulier, ceux du nucléaire n'ont jamais été capables de faire preuve d'un minimum d'éthique, pourtant en France, on paie à tous les scientifiques, un an de cours de philo. Déjà quelqu'un qui finit un paragraphe de 4 lignes en traitant les autres d'ânes incultes, ne fait pas très sérieux. Quand on n'a pas d'arguments à opposer à ses détracteurs, la seule solution c'est de les insulter, sinon on explique, on démontre et on convainc. Lors du premier coup de pioche pour la construction d'une centrale, les scientifiques français ont dit : pas de soucis, nous prenons toutes les précautions pour éviter les accidents et la science trouvera une solution pour les déchets nucléaires. Depuis l'Histoire a montré que les accidents nucléaires, ça arrive et que les déchets en 2020, ils ont toujours pas trouvé comment les recycler sans danger et ils passent la patate chaude aux générations futures sans vergogne.
Réponse de le 02/05/2021 à 19:40 :
Cher Harpagon, vous accusations sont sévères. Il n'y a jamais eu d'incident grave en France dans une centrale nucléaire, preuve qu'il est possible de produire avec du nucléaire sans danger. Quant aux déchets tous les projets de recherche scientifique sur le sujet ont été stoppés définitivement en 1997 par un certain M. Jospin pour faire plaisir à ses amis écolos, comme le Lyon-Turin et les autoroutes. C'est facile d'accuser aujourd'hui la science de n'avoir rien fait. Quand on voit la levée de boucliers contre l'EPR en France, on comprend qu'il est impossible de faire quoi que soit ici, nucléaire ou éolien d'ailleurs.
a écrit le 02/05/2021 à 11:49 :
La transition énergétique est mal barrée en France. Les projets de parc éoliens, offshores mais également terrestres, sont systématiquement attaqués devant les tribunaux par des lobbies très bien organisés qui mènent une guérilla juridique efficace. Bilan: en France, développer un parc éolien terrestre prend 6 à 8 ans (contre 2-3 ans en Allemagne, Espagne, Danemark). La plupart des développeurs jettent l'éponge. Et en mer, en 12 ans, nous avons réussit à raccorder... UNE éolienne. Une. Même le photovoltaïque soulève de plus en plus d'opposition (voir le parc de Saucats dans les Landes qui est contesté par plusieurs associations écologistes, un comble). Seules les petites installations en toiture de quelques kWc sont acceptées, mais elles ne permettront jamais de fournir la puissance nécessaire au niveau national, et de loin. Bref, autant acter dès maintenant que, en l'état de la réglementation et de particularités française liées à la sauvegarde du paysage, l'éolien et le photovoltaïque ne sont simplement pas développables à grande échelle en France, et se tourner rapidement vers le nucléaire (rappel: les deux EPR chinois ont été construits sous licence en 7 ans avec zéro non-conformité, zéro retard et zéro dépassement de coût; nous pourrions demander de l'aide à ces entreprises chinoise pour bâtir les nôtres: il n'y a pas de honte à admettre la vérité, à savoir que la France est un pays complètement désindustrialisé qui a perdu tout savoir-faire dans le domaine nucléaire civil).
Réponse de le 03/05/2021 à 4:33 :
Vous citez l'Allemagne comme exemple , alors que ce pays n'a pas de scrupule à produire de l'électricité avec du charbon très polluant. La France se tire en permanence une balle dans le pied en voulant être plus vertueux que les autres. Le premier combat de l'écologie devrait être la croissance de la démographie, un petit virus nous le rappelle tristement, et nous sommes loin de nous en être sortis .
a écrit le 01/05/2021 à 23:13 :
Vu le retard pris d'au moins 10 ans avec le projet initial d'éoliennes fixes, pourquoi n'avoir pas annuler l'AO initial au profit d'un projet avec des éoliennes offshore flottantes plus puissantes (essais en cours de test pour 12 MW unitaire), dc moins nbreuses et plus acceptables pour la réserve halieutique, car non fixées au fond et implantées plus au large donnant, outre une meilleure acceptation locale, un projet à investissement et coût de fonctionnement moindre et avec un meilleur rendement ??? On n'était plus à qcqs années près.
Réponse de le 02/05/2021 à 11:52 :
Si l'Appel d'Offre initial est modifié dans ce sens, il faut refaire toute la procédure, les consultations publiques, les études d'impact etc. On est repartis pour 8 ans minimum et plus probablement 10 ou 12. Autant acter qu'on arrête l'éolien et qu'on passe à l'EPR (ce qui va arriver de toute manière).
a écrit le 01/05/2021 à 20:24 :
L'éolien en mer c'est l'avenir.
Réponse de le 02/05/2021 à 14:52 :
Il faudrait y ajouter les hydroliennes.
Réponse de le 02/05/2021 à 15:28 :
Uniquement à condition de réformer totalement la loi sur les appels d'offre, et notamment de supprimer la plupart des études d'impact et la totalité des consultations publiques. Sinon, vous trouverez toujours un lobby assisté d'excellents avocats qui casseront et annulerons l'appel d'offre. Rappel: en 12 ans, la France à installé UNE (1) éolienne en mer.
a écrit le 01/05/2021 à 18:29 :
Un site parfait pour un parc éoliennes super massif est le haut plateau entre l'ile d'olléron et l'ile de Ré . Cela ne generait personnes, de plus le lieu est protégé des tempêtes de façon naturelle . Je pense que les Bretons en seraient ravis , mais c'est mieux d'embêter les autres ;
a écrit le 01/05/2021 à 11:32 :
"Appelés à disparaître ?" : commentaire de citadin arrogant.
Tu fais quoi dans la vie comme bullshit job utile à la société ? consultant ? vendeur de cigarettes électroniques ? teleprospecteur ? pion?
a écrit le 01/05/2021 à 11:04 :
Pas d'éolienne mais on coupe l'approvisionnement énergétique carboné de la Bretagne.
Faut être responsable devant nos enfants.

On va rire quand ils vont devoir revenir à la marine à voile. D'un autre côté ça foutra la paix aux espèces marines et permettra de reconstituer les fonds.

Ils me font rire ces gens, c'est comme les agriculteurs, qui votent avec lepen pour le démantèlement de l'Europe mais pleurent quand on réduit les montants de l'assistanat de la PAC.
Réponse de le 01/05/2021 à 18:42 :
La réalité est ailleurs, la production d’électricité renouvelable et intermittente n’est possible que si elle est adossée à de puissantes centrales pilotables comme la centrale gaz de Landivisiau mais shuut car en période électorale ce n'est pas politiquement correct.
Réponse de le 01/05/2021 à 20:21 :
Les calmes plats sont rares au large de la Bretagne. Et puis la suite des éoliennes , ce sont les hydroliennes sous marines qui ont un rendement de métronome.

Si l'on cherche on trouvera les solutions de stockage de l'électricité produite. Les batteries ont fait d'énormes progrès et ce n'est pas terminé.

L'un dans l'autre, la disponibilité d'une centrale nucléaire est à peine de 45%. Et les déperditions thermiques représentent 70% de l'énergie produite par la fission nucléaire.

J'ajoute que le dérèglement climatique est en train de bouleverser les régimes hydrauliques des cours d'eau sur lesquels les centrales sont installées, ce qui accroit les temps d'indisponibilité ds centrales lors des étiages et les risques en cas de crue exceptionnelle non planifiée.
Le pire étant qu'une centrale (thermique comme nucléaire) se retrouve à sec sans autre possibilité de refroidissement que les bac de secours.
a écrit le 01/05/2021 à 10:41 :
Aux gros professionnels de la mer vu que les petits chalutiers eux y gagneront à ce que les gros ne puissent pas tout détruire et piller. C'est un atout non négligeable supplémentaire de ces parcs éoliens. Le problème avec les gros et très gros est que leur bilan est bien trop désastreux pour porter encore un quelconque intérêt reposant seulement sur leur pathologique cupidité.
a écrit le 01/05/2021 à 9:34 :
Les pêcheur sont en guerre ? contre des moulin à vent..? ..ils veulent garder le monopole de la destructions des fonds marins..à force de draguer les fond avec des bateaux au fuels il n y a plus rien à pécher. Pécheurs Ecolos ??????
Réponse de le 02/05/2021 à 10:40 :
C'est sur que mettre des centaines de milliers de tonnes de beton dans les sous sols marins pour construire les socles de ces eoliennes a la duree de vie de 15 ans, c'est super ecologique, le truc de bobo citadin parisien.
Réponse de le 02/05/2021 à 16:09 :
Justement les pêcheurs de la Baie de Saint-Brieuc sont des écolos avant l'heure, ils font partie des rares professionnels exploitant des ressources naturelles qui ont été capables il y a bien longtemps de se retrouver autour d'une table et de prendre les décisions pour protéger leur environnement. La pêche à la coquille Saint-Jacques est extrêmement réglementée et la ressource en très bonne santé, grâce au respect de ces règles draconiennes. On comprend donc qu'ils soient outrés que d'autres viennent détruire ce que leurs sacrifices ont réussi à préserver. C'est un peu comme si vouliez bâtir des éoliennes dans la réserve de Scandola ou au pied des îles Galapagos.
a écrit le 01/05/2021 à 9:33 :
Les pêcheur ont en guerre ? contre des moulin à vent..? ..ils veulent garder le monopole de la destructions des fonds marins..à force de draguer les fond avec des bateaux au fuels il n y a plus rien à pécher. Pécheurs Ecolos ??????
a écrit le 01/05/2021 à 9:24 :
L'éolien est inutile et non critiquable rendez-vous dans trente ans pour les démantèlements.
Réponse de le 01/05/2021 à 15:52 :
Démantèlement... Comme celui de vos centrales atomiques arriérées, criminogènes et mafieuse, dignes de votre pays moyenâgeux ???
Réponse de le 01/05/2021 à 15:52 :
Démantèlement... Comme celui de vos centrales atomiques arriérées, criminogènes et mafieuse, dignes de votre pays moyenâgeux ???
a écrit le 01/05/2021 à 9:12 :
La COP21 date de 6 ans maintenant: et où en sommes-nous? Incapacité de développer l'éolien off-shore (nous avons plus de 4000 km de côtes.), une seule éolienne off-shore connectée au réseau à ce jour, l'éolien terrestre avec ses taux de charge ridicules (15 à 20%) sont des usines à subvention, incapacité de discuter du futur du nucléaire (65/70% de notre électricité cette année) en France.. Et tout cela avec un budget du Ministère de la transition écologique de 48,6 milliards (pour un an!), de quoi reconstruire 5/10 réacteurs nucléaires qui nous donneront de l'électricité pour les 50 prochaines années!!! Sommes-nous fous de gâcher ainsi l'argent public alors que nous sommes dans le mur?
a écrit le 01/05/2021 à 8:34 :
1) Les pêcheurs sont des "chasseurs cueilleurs" et en tant que tels sont appelés à disparaitre, ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas à plaindre.
2) Le problème, ce n'est pas les éoliennes mais les câbles de liaison avec les sous-stations. On ne peut bien évidement pas chaluter sur leur tracé.
3) Autre problème beaucoup moins officiel, la mise en place d'obstacles en mer oblige les pêcheurs à regarder ou ils vont ! Fini le bateau sous pilote automatique pendant que l'équipage est occupé à l'arrière.
Réponse de le 01/05/2021 à 13:19 :
Exactement.
Réponse de le 02/05/2021 à 16:14 :
Si vous connaissiez la Manche, vous sauriez pourquoi les Bretons sont d'excellents marins : parce que leur mer est très dangereuse avec des récifs partout, sans parler de leurs marées et de leurs courants. Alors des marins dans les eaux bretonnent qui se permettent de ne pas regarder où ils vont, il ne doit pas y en avoir beaucoup, sauf ceux qui veulent saborder leur bateau. Ne confondez pas conduire sur une autoroute à 4 voies, la nuit sans circulation et, en montagne sur une route en lacets, même de nuit.
Réponse de le 03/05/2021 à 15:01 :
Allez donc faire un tour en mer Harpagon et essayez d'attirer l'attention d'un chalutier, vous ferez vous même votre expérience.
Sinon, prenez connaissance des rapports du Bureau d'Enquète et d'Analyse et vous verrez que le défaut de veille est souvent évoqué.
La raison en est simple, le patron au tri du poisson ou à la mécanique c'est un employé de moins et/ou un gain de temps avec les charges qui correspondent.
a écrit le 01/05/2021 à 8:21 :
Les pecheurs ils veulent d'argent sous camouflage des oliennes parce que n' y il a rien plus a pecher dans les eaux territoriales francais.
a écrit le 01/05/2021 à 8:09 :
Cette Pompili est arrogante, nullissime, hautaine, incompétente et dogmatique.
L'écologie politique est une dictature à marche forcée qui detruira notre patrimoine. Les éoliennes, , les batteries, les panneaux photovolatiques, les blocs de béton....personne ne sait recycler. Et ça se dit écologiste !
On va droit vers la plus grande catastrophe économique et même écologique imposée par des verts qui n'ont aucune vision stratégique et font de la politique à la petite semaine à coups de diktats dignes des régimes les plus fermés de la planète.
a écrit le 01/05/2021 à 6:59 :
Les irreductibles sont de sortie.
Une fois les eoliennes installees tout le monde retrouvera sa place.
Il y a des milliers d'eoliennes en mer en Europe et zero en France.
Quel est le probleme ? Les Francais ...
Réponse de le 01/05/2021 à 9:27 :
le problème, un sujet dont personne ne peut répondre le bilan dans plusieurs décennies. L'Homme dans sa majorité est par son esprit destructeur de valeurs avec une si courte vie qu'il n'est jamais ou rarement jugé en bien ou en mal pour ses réalisations et plus particulièrement pour les politiciens de tout poil et tout bord. La politique le pire de l'Homme.

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