Epaulé par Ardian et GIP, Suez propose une « solution amicale » à Veolia

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(Crédits : STEPHANE MAHE)
Dans une lettre d’intention, les fonds Ardian et GIP proposent une sortie à la guerre entre Veolia et Suez. Les deux groupes sont à couteaux tirés depuis que le premier a indiqué vouloir racheter le second l’été dernier. Veolia a réagi en indiquant que sa participation dans Suez n'était pas à vendre.

Le bras de fer entre Veolia et Suez va-t-il toucher à sa fin ? Ce dimanche, Suez a indiqué avoir reçu le soutien des fonds Ardian et GIP. Dans une lettre d'intention à l'état-major de Suez, ceux-ci proposent une « solution amicale » à Veolia.

« Dans un contexte amical entre Suez et Veolia, et en tout état de cause sans démantèlement de Suez, la lettre d'intention ouvre la voie à une solution globale avec diverses modalités d'exécution possibles, d'effet équivalent, y compris une offre d'achat des actions Suez par les investisseurs, au prix de 18 euros par action, coupon attaché », précisent Ardian et GIP dans un communiqué.

Dix-huit euros, c'est le prix qu'a déboursé Veolia pour acquérir en octobre dernier les actions Suez à Engie. L'un des scénarios, issu de cette proposition, serait ainsi de racheter les actions acquises par Veolia. Après avoir annoncé fin août un accord avec Engie pour récupérer les 29,9% que détenait le groupe d'énergie dans Suez, Veolia est devenu début octobre le premier actionnaire de son éternel rival. Et il entend lancer une OPA sur les 70,1% du capital qui ne sont pas en sa possession. Mais Suez juge ce projet hostile et les deux groupes s'affrontaient depuis des mois, chacun campant sur ses positions.

Préserver l'emploi en France

Le conseil d'administration de Suez, qui s'est réuni ce dimanche, « a accueilli favorablement, à l'unanimité » l'initiative. Celle-ci permettrait « une offre à tous les actionnaires et des modalités d'exécution rapide », précise le groupe. Il juge que cette démarche permettrait notamment de « renforcer chacun des deux leaders français des services à l'environnement », de « préserver l'emploi en France et à l'international », de « maintenir la concurrence, notamment en France » ou encore « d'accélérer le développement de Suez sur des marchés en pleine croissance ». Veolia et Suez sont à couteaux tirés depuis que le premier a indiqué vouloir racheter le second l'été dernier.

Président du conseil d'administration de Suez, Philippe Varin, précise avoir mandaté Bertrand Camus, le directeur général du groupe, « pour poursuivre les travaux sur cette solution et pour organiser des discussions avec Veolia afin de parvenir à une solution conforme à l'intérêt social ». Dans le communiqué, Bertrand Camus estime que le projet « s'inscrit dans le cadre de la recherche de l'intérêt de l'ensemble des parties prenantes actionnaires, salariés et clients en France et dans le monde ».

La part de Veolia n'est pas et ne sera pas à vendre

Veolia n'a pas tardé à réagir. Pas question de vendra ses 29,9% qu'il détient au capital de Suez.

"Veolia rappelle ce soir que les 29,9% qu'il possède au capital de Suez ne sont pas et ne seront pas à vendre" et "tout projet qui impliquerait directement ou indirectement la cession par Veolia de sa participation au capital de Suez, ou d'autres cessions dénaturant le projet industriel que le groupe porte, est considéré comme hostile par Veolia", a déclaré le groupe dans un communiqué.

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Commentaires
a écrit le 18/01/2021 à 8:15 :
"Veolia a réagi en indiquant que sa participation dans Suez n'était pas à vendre"

C'est toujours les plus gros qui sont incapables de parler, non pas parce qu'ils ne le veulent pas, ça fait belle lurette d'ailleurs qu'ils ne savent pas pourquoi ils ne veulent pas, mais parce qu'ils ne le peuvent pas, Nietzsche avait prévenu.
a écrit le 18/01/2021 à 3:50 :
Ca ose parler "d'amitie". Heureusement que certains gardent leur sang froid.
En affaire, il n'y a pas d'ami.

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