La relance du nucléaire dans le tempo voulu par Emmanuel Macron est-elle vraiment possible ?
Marine Godelier
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... iards d’euros, au moment-même où le groupe EDF tire la sonnette d’alarme sur les difficultés financières qu’il traverse. Analyse.
En matière de stratégie énergétique, le presque candidat Emmanuel Macron a joué cartes sur table. Et c'est un chantier industriel colossal, sans pareil depuis plus de trente ans, qu'il entend désormais lancer pour la France en cas de second mandat. Une « renaissance du nucléaire » sur le territoire, a-t-il fait valoir hier à Belfort, qui se traduirait par la construction de 14 nouveaux réacteurs EPR2, dont huit posés en option sur le plus long terme. Mais aussi par le maintien du parc actuel le plus longtemps possible, soit soixante ans au moins après la construction des centrales existantes, sous réserve d'un aval de l'autorité de sûreté.
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Et pourtant, derrière cette image puissante d'une relance tricolore de l'atome, la filière semble plus que jamais en crise. En témoignent les difficultés rencontrées par les EPR. Autrefois considérés comme un fleuron technologique, ces réacteurs de troisième génération piétinent, notamment le seul en construction dans le pays, à Flamanville (Manche), en chantier depuis 2007. Mais aussi en Chine, à Taishan, où l'un des rares EPR mis en service dans le monde reste à l'arrêt depuis juillet, du fait d'un incident technique. Et en Finlande, l'EPR tarde encore à démarrer, après douze ans de retard.
Marine Godelier