Préparer le terrain pour permettre à EDF de construire le plus rapidement possible six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR2, voire 14, dès que ce programme titanesque aura été voté par le Parlement au deuxième semestre 2023, en partant du principe que les assemblées entérineront la relance nucléaire brossée par le chef de l'Etat lors de son discours de Belfort en février dernier. C'est bien la logique dans laquelle travaille le gouvernement, qui a présenté ce matin un projet de loi visant à accélérer la construction de ces nouveaux réacteurs sur, ou à proximité, des sites nucléaires existants, en simplifiant les procédures administratives.
Un calendrier législatif qui contribue à alimenter de nombreuses critiques quant à l'utilité de consulter les Français sur l'avenir énergétique de la France et l'opportunité d'un nouveau programme nucléaire. Ou, du moins, à s'interroger sur la latitude de ces exercices de démocratie participative, lancés respectivement le 20 et le 27 octobre derniers. De quoi pousser certaines ONG à déplorer « une parodie de consultation ».