Fondée en 1994 à Tremblay-les-villages, à 25 kilomètres de Chartres, dans un premier temps comme bureau d'étude, Solen s'est orienté à partir de 2007 vers la distribution de matériel de compactage de déchets. Elle a mis un pied dans la fabrication industrielle en France après le rachat en 2022 du petit acteur ECP Group, basé à Geneston en Loire-Atlantique. A partir d'une gamme composée d'une cinquantaine de machines différentes, la société s'efforce de suivre une législation de plus en plus drastique concernant l'élimination des déchets et le recyclage des matériaux.
Depuis le décret du 13 juillet 1994, les textes règlementaires identifient sept flux différents : le papier, le métal, la plastique, le verre, le textile, le bois, les minéraux, enfin le plâtre. Solen, qui propose notamment des compacteurs monobloc, des presses à balle et des broyeurs, adresse deux typologies de clients. Il s'agit d'une part des géants de la récupération comme Suez, Veolia et Paprec. D'autre part, la société installe en direct ses machines de tri et de compactage au sein des aires de traitement des collectivités territoriales, ou dans l'enceinte des enseignes de la grande distribution. En France, outre le siège d'Eure-et-Loir, Solen possède deux ateliers de SAV et fabrication, à Amilly dans le Loiret, ainsi qu'à Treillière et à Geneston près de Nantes. Solen emploie 60 salariés au total et a réalisé 16 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021.
La Banque publique d'investissement a pris en décembre 17% du capital de Solen, par le biais de sa poche France Investissement Energie Environnement. Pour un montant non précisé, BPI France se substitue ainsi à l'un des actionnaires historiques, le fonds d'investissement Albatros. Cette entrée au sein de la PME spécialisée dans la distribution et la fabrication de machines de compactage de déchets aura deux vertus, selon son dirigeant fondateur, Olivier Loiseau. « BPI France va nous aider d'une part à optimiser et accroître l'activité dans l'Hexagone, explique le PDG de Solen. « D'autre part, notre nouvel actionnaire donnera un coup de pouce décisif pour le développement à l'export. Nous ambitionnons ainsi de devenir l'un des acteurs majeurs de cette activité sur l'Europe du Sud-Ouest, notamment l'Espagne, le Portugal, et dans une moindre mesure l'Italie »