Stockage des renouvelables : EDF parie sur la puissante technologie de PowerUp
Juliette Raynal
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Photo d'illustration
Franck Vogel
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La startup PowerUp, qui optimise la durée de vie des batteries, a officialisé cette semaine une levée de fonds de 5 millions d'euros. Si cette augmentation de capital peut paraître anecdotique, elle est en réalité significative puisque la jeune pousse accueille désormais EDF dans son capital, via son fonds de capital-risque EDF Pulse croissance, aux côtés de business angels et du fonds Supernova, spécialisé dans les technologies de rupture.
PowerUp fait en effet partie des deeptech, ces startups issues du monde de la recherche. Elle est une spin-off du CEA-Liten et son activité repose sur dix années de R&D. Sa technologie multibrevetée, baptisée MAP (pour mesurer, agir, prédire), permet de mieux comprendre l'état de santé des batteries afin d'y appliquer un régime de recharge adapté qui permet d'allonger significativement leur durée de vie, voire de la doubler dans certains cas.
Si EDF s'intéresse à cette jeune pousse, c'est qu'elle constitue une brique précieuse pour optimiser ses activités de stockage d'énergie sur batterie. Le stockage devient indispensable pour assurer la stabilité du réseau électrique avec une pénétration de plus en plus importante des énergies renouvelables. Sur le réseau, la production d'électricité doit toujours être égale à la consommation. Cet équilibre est plus complexe à obtenir avec les énergies renouvelables, par nature intermittentes.
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Les batteries permettent alors de stocker l'énergie lorsque la production est très abondante, lorsqu'il y a beaucoup de vent par exemple, et de la réinjecter dans le réseau lorsque cela est nécessaire : à la tombée de la nuit par exemple, lorsque la production photovoltaïque chute drastiquement alors que les besoins en électricité sont importants.
Juliette Raynal