Les réseaux électriques au défi de la transition énergétique

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(Crédits : Reuters)
Pendant le premier confinement, la stabilité des réseaux électriques a été mise en danger dans plusieurs régions du monde en raison de la part croissante des énergies renouvelables dans le mix énergétique, souligne le nouvel observatoire de Capgemini. Une telle situation ne devrait pas se réitérer lors de cette deuxième vague de confinements, mais les difficultés du printemps dernier soulignent les défis que devront relever les gestionnaires de réseau dans les années à venir. En France, les énergies renouvelables devraient compter pour 40% du mix énergétique à l’horizon 2030, contre 22% aujourd’hui.

Assurer en permanence l'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité. C'est la mission principale d'un gestionnaire de réseau de transport d'électricité, à l'image de RTE en France. Il s'agit de faire en sorte qu'à chaque instant, l'électricité consommée soit égale à la production d'électricité. C'est cet équilibrage qui permet de garantir aux ménages, collectivités, entreprises et industriels d'avoir de l'électricité à chaque seconde.

Cet exercice se complexifie pour un gestionnaire de réseau lorsque les énergies renouvelables (EnR), dont la production est plus difficile à planifier en raison de leur nature intermittente, prennent une part prépondérante dans le réseau. C'est ce que souligne le nouvel Observatoire mondial des marchés de l'énergie publié ce jour par Capgemini, qui estime que la sécurité de l'approvisionnement peut alors être compromise.

Cette année, Covid oblige, la publication s'est penchée plus particulièrement sur les effets de la crise sanitaire et du confinement sur le secteur de l'énergie. Parmi eux : la forte hausse de la part des énergies renouvelables sur les réseaux électriques, liée à la fois à la baisse de la consommation et à une météo ensoleillée et venteuse, notamment en Europe.

Des quasi black out au Royaume-Uni, en Allemagne, en Chine, au Mexique et en Californie

"La part des énergies renouvelables a dépassé celle des...

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Commentaires
a écrit le 04/11/2020 à 8:40 :
Ben oui mais faut dire que le secteur énergétique s'était totalement reposé sur ses lauriers ne pensant qu'à amasser du fric dans ses paradis fiscaux abandonnant innovations et investissements, ne cherchant que des rentes.

Quel gâchis !
a écrit le 04/11/2020 à 4:13 :
L'énergie électrique restera stationnaire quelle que soit la part des énergies renouvelables.Mohwali Awamar.
a écrit le 03/11/2020 à 20:49 :
Y a une autre partie du réseau qui devra suivre l'évolution si on devient tous décarbonés, et remplaçons nos chaudières fuel ou gaz par des pompes à chaleur. Ça consomme du courant et cumulé ça peut surcharger les réseaux des campagnes, pas prévus pour ça. Les enterrer à l'occasion de leur "renforcement" serait intéressant. Ça se fait petit à petit.

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