Smart City : Dijon Métropole se positionne en pionnière

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Pour couvrir les coûts du contrat, de 105 millions d'euros sur douze ans, la métropole parie également sur les économies qui pourront découler d'une meilleure gestion notamment de l'éclairage.
Pour couvrir les coûts du contrat, de 105 millions d'euros sur douze ans, la métropole parie également sur les économies qui pourront découler d'une meilleure gestion notamment de l'éclairage. (Crédits : DR)
L'agglomération, qui compte 24 communes, a annoncé jeudi la création d'un centre de pilotage unique de l'ensemble des services publics, alimenté par des données collectées par des objets connectés. Sa conception, réalisation, exploitation et maintenance est confiée à Bouygues, Capgemini, Citelum et Suez.

Certains y verront une version contemporaine du panoptique de Jeremy Bentham. Mais pour François Rebsamen, c'est surtout une occasion en or de se hisser en chef de file du développement de la ville dite "intelligente". Le maire de Dijon et président de Dijon Métropole a annoncé, jeudi 7 septembre, la signature d'un contrat avec Bouygues, Capgemini, Citelum  - filiale d'EDF spécialiste de l'éclairage urbain - et Suez, pour la réalisation d'un projet novateur de gestion connectée de l'ensemble des services publics du territoire.

Des bennes à ordures connectées

Les transports, l'éclairage, les feux rouges, la distribution de l'eau, les services de sécurité etc. des 24 communes de l'agglomération seront ainsi désormais pilotés à distance et en temps réel, à partir d'un centre unique dirigé par un représentant de la police municipale et qui devrait être opérationnel dans un an. Les interventions y seront décidées en fonction des données récoltées par une myriade d'objets connectés et géolocalisés tels que les bennes à ordures et les voitures de police, auxquelles s'ajouteront les alertes concernant tout dysfonctionnement que pourront lancer les citoyens grâce à une appli.

Des économies de gestion en vue

Le contrat signé avec Bouygues, Capgemini, Citelum et Suez, d'une durée de douze ans et pour lequel Vinci, Eiffage et Engie étaient aussi en lice, porte justement sur la conception, la réalisation, l'exploitation et la maintenance de ces équipements urbains connectés, ainsi que du centre de pilotage. Pour couvrir les coûts, de 105 millions d'euros - dont la moitié sera portée par par la Ville de Dijon et Dijon métropole-, la métropole parie également sur les économies qui pourront découler d'une meilleure gestion notamment de l'éclairage. Mais les données collectées, dont une partie devrait être mise à disposition des citoyens gratuitement, pourront aussi être en partie monétisées.

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