Le directeur général de Total a annoncé au Wall Street Journal qu'il espère conclure un accord mi-2015 avec des investisseurs institutionnels. La levée de fonds permettrait au groupe de financer la construction d'une usine géante de liquéfaction de gaz naturel en Sibérie.
Le directeur général de Total espère conclure un accord mi-2015 avec des investisseurs institutionnels chinois, dont il n'a pas révélé l'identité. Les sanctions américaines limitant le financement en dollars des entreprises russes, le financement se fera à la fois en euros et en yuans, a précisé Patrick Pouyanné, admettant que l'opération induira "des risques de devises".
Le projet Yamal LNG prévoit la construction à l'horizon 2017 d'une usine géante de liquéfaction de gaz naturel en Sibérie par Total (20%) et ses partenaires russe Novatek (60%) et chinois CNPC (20%). Son coût est évalué à 27 milliards de dollars (24,9 milliards d'euros), selon le quotidien américain.
Fin des explorations en Sibérie
Le directeur général de Total a par ailleurs annoncé la suspension de l'exploration des immenses réserves de pétrole de schiste du gisement de Bazhenov, en Sibérie occidentale. Ce projet conduit avec le russe Lukoïl avait été retardé par des sanctions européennes.
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Confronté à la chute du cours du pétrole, Total a annoncé un programme de cessions d'actifs de 10 milliards de dollars entre 2015 et 2017, dont 5 milliards cette année. Le groupe français a également prévu de geler ses embauches afin de réduire ses effectifs de 2.000 personnes en 2015, pour une économie attendue d'environ 200 millions de dollars.