Total en discussions avec le russe Lukoil pour extraire du pétrole de schiste ?

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La plus grande compagnie énergétique privée russe Lukoil explore le gisement de pétrole de schiste de Bazhenov, qui pourrait être le plus important du monde. (Reuters/Atef Hassan)
La plus grande compagnie énergétique privée russe Lukoil explore le gisement de pétrole de schiste de Bazhenov, qui pourrait être le plus important du monde. (Reuters/Atef Hassan) (Crédits : Reuters/Atef Hassan)
Le pétrolier français Total est en discussion avec Lukoil pour l'aider à extraire du pétrole de schiste en Russie selon le Financial Times. Moscou viserait désormais l'extraction d'hydrocarbures non conventionnelles pour remplacer la production des champs vieillissants de Sibérie.

Lukoil a jusqu'à présent toujours développé ses projets en solo. Mais le géant russe négocierait avec Total pour extraire du pétrole de schiste, selon le Financial Times, D'après le quotidien, Moscou chercherait à développer l'extraction de pétrole non conventionnelle pour compenser la baisse de production de ses gisements, vieillissants, en Sibérie.

Plus importantes réserves mondiales

Selon des estimations du département américain de l'Energie, le pays détient probablement les plus importantes réserves de pétrole de schiste dans le monde. La principale concentration se trouverait dans la formation de Bajenov, que Lukoil a entrepris d'explorer mais où il n'a pas encore trouvé de pétrole.

Le groupe pétrolier français Total pourrait alors s'associer au russe Lukoil pour l'aider à extraire du pétrole de schiste. Les deux groupes négocient sur la formation d'une coentreprise pour l'extraction de "pétrole difficile" - catégorie à laquelle appartient le pétrole de schiste -. Le Financial Times indique toutefois qu'il n'est pas certains qu'elles parviennent à un accord au sein de ces négociations, entamées avant le début de la crise en Crimée.

Contexte politique dégradé

Les discussions pointent néanmoins l'intérêt persistant des entreprises internationales pour la Russie, en dépit du contexte politique dégradé. Deux jours plus tôt, le patron de Siemens Joe Kaeser avait assuré à Vladimir Poutine que le géant allemand continuerait à investir en Russie malgré les menaces de sanctions.

Total est déjà très présent en Russie, où il détient notamment 16% dans Novatek, deuxième plus important producteur de gaz du pays après Gazprom. Un investissement particulièrement observé, dans la mesure où Gennady Timchenki, magnat qui possède 23% de Novatek, fait partie des personnalités russes visées par les sanctions américaines de la semaine précédente.

Le ministre de l'Economie russe et le patron de Sberbank, la plus grande banque du pays, s'alarmaient le 25 mars des effets d'une fuite massive de capitaux, conséquence notamment des tensions avec les Occidentaux à cause de la crise ukrainienne. Entre 65 et 70 milliards de dollars sont sortis de la Russie au cours des trois premiers mois de l'année, à comparer avec les 63 milliards qui ont quitté le pays l'an dernier.

>> Lire : L'économie russe déjà pénalisée par la crise ukrainienne

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Commentaires
a écrit le 29/03/2014 à 14:43 :
Chaque annee plus d'evenements climatiques, nous venons de perdre 10m de trait de cote, mais c'est pas grave, business as usual, continuons a creuser, pomper et rejeter nos polluants sur la terre et dans l'atmosphere.... jusque la, tout va bien.
Réponse de le 29/03/2014 à 15:25 :
Ce serait bien d'augmenter. Comme ça l'humain disparaitrais de la planète et la nature reprendrais ces droits avant que ce soit trop tard...
a écrit le 29/03/2014 à 14:33 :
Attention !!! A Lire Absolument !!!
Standard & Poors vient de dégrader la note de Popularité du Pape.
a écrit le 29/03/2014 à 9:21 :
C'est pas du pétrole mais du gaz...
a écrit le 29/03/2014 à 4:22 :
Enfin une bonne nouvelle les industriels continuent les affaires. Pour le reste laissons ce qui ont mis le feu aux poudres, les politiques jouer dans leur cours. Il semble que la "madone" ukrainienne aux tresses va se présenter aux élections , nos politiciens vont soutenir la grande corruption et celle qui est une cause de la situation économique désastreuse de ce pays lors de son passage comme premier ministre. Cette période a été pour elle un conflit permanent avec le Président de l'époque. On va nous imposer d'aider la corruption par les prêts à ce pays.
Réponse de le 29/03/2014 à 14:32 :
C'est cela même.
a écrit le 28/03/2014 à 20:04 :
Y a quand même un paradoxe: on hurle qu'on va les sanctionner et en même temps on va les aider :-) Pas étonnant que Poutine se bidonne :et en rajoute une couche à chaque fois, non -)
a écrit le 28/03/2014 à 19:49 :
Le patronat Allemand ne veut pas entendre parler de boycotte envers la Russie , alors ?
a écrit le 28/03/2014 à 16:28 :
Ah bon ?.... c'est-à-dire que désormais le "monstre" Poutine, celui qui a été même comparé à un nouveau Hitler, est-il donc devenu un partenaire commerciale pour la France de l'énergie ? tiens tiens.... c'est fou comme on change vite les "idéologies" dans les administrations et médias en France envers les Chinois, les Russes..... je m'amuse, allez, bonne pêche !
a écrit le 28/03/2014 à 16:25 :
Comme nous sommes fachés avec Vladimir Poutine , il est impératif qu'on se retire de ce projet et de la Russie.
Faut être cohérent ...On ne peut pas leur taper sur la gueule avec obama et ensuite s'incruster là-bas.
Réponse de le 29/03/2014 à 21:31 :
Je rappelle que TOTAL n'est Français que de management et de siège social. La majorité du capital appartient aux étrangers. C'est aussi vrai pour une grande partie des entreprises du CAC40. Les décisions sont donc prises par les propriétaires majoritaires qui se foutent pas mal de ce que pensent les Français.
a écrit le 28/03/2014 à 15:50 :
Arretez de vous plaindre, il vaut mieux investir en russie et arreter de ce courber devant l'autre barack, avec un marche potentiel enorme, certes c'est un peu le far west mais a mon avis en terme de marche porteur et de business a realiser, oui on doit penser a la russie.
Et au lieu d'aller faire les guerriers vendre du made in france en russie comme partout sans regret, sans complexe.
Pour ce qui est du petrol les experts annoncent sa fin au alentour de 2030, alors il y a encore un peu de marge.
Apres on peut toujours discuter d'un point de vue ecolo, mais la on refais le monde.
a écrit le 28/03/2014 à 13:49 :
Lukoil ne sait pas le faire tout seul ? Ou est la formidable technologie russe tant vantée par certains ?
Réponse de le 28/03/2014 à 16:29 :
Vous croyez aussi aux OVNIs ?
a écrit le 28/03/2014 à 12:32 :
L'euro met nos politiques devant leurs responsabilité : faire des économies. Ce qu'ils refusent de faire jusqu'à maintenant. Tout n'est que paroles, paroles ...
Les arguments de sortie de l'euro visent à ne rien faire tout en faisant miroité le retour des 30 glorieures.
Ils oublient de dire que le chômage était inexistant et les prélèvements obligatoires ne dépassaient pas 1/3 du PIB.
a écrit le 28/03/2014 à 10:52 :
Je suis heureux que le pragmatisme l'emporte sur le lobbyisme des BHL et consorts qui n'ont pour but qu'affaiblir l'Europe pour courtiser l'Oncle Sam.
a écrit le 28/03/2014 à 10:16 :
40 ans après le 1er choc pétrolier, la France et l'Europe continuent de se chauffer au fioul (et au gaz)
40 ans après le 1er choc pétrolier, la France et l'Europe continuent d'utiliser massivement le transport routier de marchandises au lieu d'utiliser les trains et le transport fluvial.

L'Europe n'a tiré aucune leçon du passé.
Réponse de le 28/03/2014 à 11:08 :
40 ans après le 1er choc pétrolier, le pétrole est toujours l'énergie la plus facile à gérer et la moins couteuse. Sinon une autre aurait pris le pas, pour les mêmes raisons.

Ce qu'il faut retenir c'est que le 'peak oil' est bien arrivé: la quantité de pétrole encore disponible en Russie était devenue, très officiellement, un secret d'état. Si maintenant on voit arriver l'exploration du gaz de schiste chez eux, c'est forcément qu'ils anticipent une baisse de production du brut conventionnel. Or le pétrole est un de leur grands robinet à fric, sans lui et avec des sanctions, la Russie ne va pas tenir longtemps. On retrouve la technique US qui avait été employée pour faire s'effondrer l'URSS (avec un prix du pétrole tiré vers le bas, grace à l'aide des Saoudiens)
a écrit le 28/03/2014 à 9:55 :
Mais que va-t-elle faire notre Total nationale dans le pays de Poutine, ce Président qui a même été comparé à Hitler par une magistrale candidate à la Présidence des États-Unis et qui s'est mis en bisbille avec le fabuleux Président Obama ? que va-t-elle faire Total dans le pays des Soviets, un pays qui tremblote sous les menaces de notre redoutable guerrier Fabius II ? exploitons donc notre pétrole à nous celui qui se trouve sous la tour Eiffel !
a écrit le 28/03/2014 à 9:04 :
Total ayant contraint la France de sarko à faire la guerre en Lybie pour le compte du Qatar, il semble donc que la France des droits de l' homme de la liberté toussa... bin le vent médiatique des sanctions, du on laissera pas faire c' est du passé.. le temps s' accélère.

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