Total découvre un immense champ de gaz au large du Royaume-Uni

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Plateforme pétrolière offshore en Mer du Nord.
Plateforme pétrolière offshore en Mer du Nord. (Crédits : Richard Child / Flickr CC BY 2.0)
Le géant pétrolier français a annoncé lundi avoir fait une découverte de gaz "majeure" au large du Royaume-Uni sur le prospect de Glendronach, à l'ouest des îles Shetland.

Total a annoncé lundi 24 septembre avoir fait une découverte de gaz "majeure" au large du Royaume-Uni sur le "prospect"(*) de Glendronach, à l'ouest des îles Shetland.

« Glendronach est une découverte importante pour Total qui nous donne accès à des ressources complémentaires de gaz dans l'une des zones clés du groupe et conforte notre stratégie d'exploration. Située sur une formation émergente dans la région prolifique de l'ouest des Shetland, elle pourra être commercialisée rapidement et à bas coût en tirant parti des infrastructures existantes de Laggan-Tormore », a commenté Arnaud Breuillac, directeur général de l'Exploration-Production de Total.

1.000 milliards de pieds cubes

Des tests préliminaires sur un puits foré à une profondeur de 4.312 mètres ont confirmé la qualité du réservoir, sa perméabilité et la productivité du puits, et permettent d'estimer le volume de ressources récupérables à environ 1.000 milliards de pieds cubes, a précisé le groupe dans un communiqué.

Située sur le bloc 206/04a du champ pétrolier, à environ 300 mètres de profondeur d'eau dans une formation datée du Crétacé supérieur se trouvant sous le champ d'Edradour, la découverte pourra être rapidement développée grâce aux infrastructures déjà en place autour dudit champ et à l'usine de gaz des Shetland qui fait partie du système de production de Laggan-Tormore, a précisé Total dans son communiqué.

Shetland, iles, découverte Total

La découverte de Glendronach est opérée par Total E&P UK avec une participation de 60%, aux côtés des partenaires Ineos E&P UK Limited (20%) et SSE E&P UK Limited (20%).

(Avec Reuters)

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LEXIQUE

Le terme "prospect" (cf. prospection, prospecteur) désigne, dans l'industrie pétrolière, une formation géologique détectée par imagerie sismique, et qui potentiellement peut receler des hydrocarbures (pétrole ou gaz). Mais comme les techniques de détection ne sont pas encore assez performantes, la seule façon de vérifier qu'un prospect contient vraiment des ressources, c'est d'y forer un puits d'exploration, qu'on désigne par le terme de Wildcat.

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Commentaires
a écrit le 27/09/2018 à 12:49 :
Au large de l'Ecosse, qui va donc pouvoir financer son plan d'indépendance pour rester dans l'UE. J'attends déjà le passeport Ecossais qui m'est dut, grâce à mes ancêtres du clan Mac Dowall.
a écrit le 25/09/2018 à 17:49 :
C'est dans les eaux écossaises. Un argument de plus pour l'Ecosse pour réclamer son indépendance et rejoindre l'UE.
a écrit le 25/09/2018 à 5:56 :
1000 milliards de pieds cubes, voilà qui ne fait "que" 30 et quelques milliards de M3.
Effet d'annonce !
Réponse de le 25/09/2018 à 9:17 :
28.3 milliards de metre cubes pour être precis. Mais dans le monde de l exploration production on prefere utiliser l'unité pied cube.
Réponse de le 25/09/2018 à 15:46 :
exact et, pour être plus parlant ça fait 30 kilomètres cubes
Réponse de le 26/09/2018 à 8:47 :
"La France consomme environ 40 milliards de m3 de gaz naturel chaque année, " dixit Planetoscope.

Bref, une bouffée d’oxygène si je peut m’exprimai ainsi pour le Royaume-Uni mais pas de quoi tenir longtemps en apnée.
a écrit le 24/09/2018 à 18:44 :
Excellente nouvelle!
a écrit le 24/09/2018 à 18:31 :
Bonne nouvelle pour les indépendantistes.
a écrit le 24/09/2018 à 16:09 :
Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour deux raisons. D'abord on s'en fiche, Total n'étant plus français depuis longtemps (presque plus d'impots en France, presque plus d'employés). Ensuite, le gaz c'est du CO2, moins que le charbon, mais pas terrible quand m^me... Moins il y aura de réserves de gaz, plus on s'adaptera et mieux la planète se portera
Réponse de le 24/09/2018 à 16:53 :
@Labo: zut! Je me réjouissais déjà de payer mon gaz moins cher parce qu'on aurait persuadé les cueilleurs de coquille Saint Jacques d'échanger contre du gaz importé (sans taxes); je vais me remettre à l'électricité... et au vélo pour alimenter mon PC.
Réponse de le 24/09/2018 à 21:07 :
Vous avez raison, le gaz c'est du CO2 comme tout ce qui brûle et tout ce qui respire, l'homme produit du CO2, et comme bientôt nous serons 10 Milliards d'habitants, vous imaginez la pollution. Quand au CO2, il y en a besoin dans notre système pour la photosynthèse des végétaux
Réponse de le 24/09/2018 à 22:02 :
La planète est composée d'humains, toujours plus nombreux, ils ont besoin d'énergie, tu n'y pourra rien.
Réponse de le 25/09/2018 à 8:34 :
Je crois que le nucleaire est actuellement la meilleure solution energetique et pour longtemps, en attendant que les ENR soient véritablement opérationnelles à grande échelle.
Réponse de le 25/09/2018 à 11:13 :
S'adapter à quoi, à la décroissance, au retour à la bougie et aux veillées au coin du feu, à la tuberculose et à la peste? Non la planète ne s'en portera pas mieux! Depuis quand vous demande-t-elle votre avis?
Réponse de le 25/09/2018 à 11:45 :
@ labo
Au risque de me répeter,le paramètre CO2 n’est pas suffisant, pour démontrer de façon évidente et non discutable, la corrélation du réchauffement, avec le développement industriel. Mais ……..il est très pratique pour asseoir les mesures coercitives.
Toute la lutte contre le réchauffement a été liée uniquement sur l’empreinte carbone anthropique.
Exit la dedans, la production de CO2 naturelle, océans, végétaux, mammifères, volcanisme ; je cherche encore des analyses précises, et non orientées, de ces dégagements naturels.
Le problème de fond dans l’affaire du dérèglement climatique, est que l’on a assis les décisions sur un postulat « carbone ». Postulat, oui, car rien n’est démontré clairement dans ce domaine. L’autre problème, est le canal unique de référence pour nos politiques, qu’est le GIEC, organisme très sujet à caution.
L’homme peut certes dégrader une partie de l’environnement, et on le constate tous les jours via la pollution des mers et des rivières, mais affirmer qu’il peut maitriser le climat en limitant ses rejets CO2, c’est faire preuve de beaucoup de prétention. Argumenter que le CO2, gaz présent pour 0.03% à 0.04% dans l’atmosphère, est l’unique responsable de l’augmentation de la température est une imposture.
Au sujet du climat une seule observation factuelle, le réchauffement est bien réel. Quant aux causes, je suis désolé de constater que, quoiqu’on veuille nous le faire croire, il n’y a ni unanimité, ni consensus de la communauté scientifique sur ce sujet. La simple lecture des blogs spécialisés contradictoires, sur lesquels la communauté scientifique s’exprime, en est la meilleure illustration.
Réponse de le 25/09/2018 à 14:59 :
@charly10 et mariah : il n'y a plus grand monde parmi les experts du climat pour douter que les émissions de CO2 vont provoquer des augmentations de température moyennes sur terre qui seront dramatiques dans de nombreux pays ...Il existe encore quelques provocateurs ou incompétents pour soutenir le contraire. Alors en effet la solution, c'est d'abord de changer les sources d'énergie (ENR et nucléaire, à mon avis) et ensuite de ne plus rasonner en terme de croissance obligatoire !!! La vie de nombreux habitants de la planpête, la survie de l'espèce humaine le plus longtemps possible est plus importante que le développement de la puissance des vehicules individuels ou de la rsortie du prochaine Iphone ou de manger des fraises en toutes saison. Donc stabilisation de la croissance, mais augmentation du bonheur national brut , OK. Il faut changer de référentiel...Ca ca serait une réforme qui a du sens !
Réponse de le 25/09/2018 à 17:20 :
@ labo
En attendant, cet alarmisme climatique anthropique, assis sur le CO2 anthropique masque les vrais problèmes écologiques à résoudre que sont ; la pollution des mers et rivières, la déforestation des grandes forêts sud-américaines, le trafic, toujours plus dense des marchandises lié au principe du flux tendu, l’obsolescence programmée des matériels manufacturés et surtout la spéculation financière, qui s’est emparée de la titrisation de ce qui est devenu, un droit à polluer, au nez et à la barbe des associations écologiques. …. Voir l’ouvrage d’Aurélien Bernier, « Le climat otage de la finance ».
Bref, on peut constater que l’argument écologique CO2 développé par les politiques, une fois de plus, ne sert qu’à justifier des taxes, et favoriser les phénomènes spéculatifs sur la nature, en jouant sur la culpabilité des citoyens.
a écrit le 24/09/2018 à 11:37 :
Super ! plus besoin d'importer par d'autre producteur
a écrit le 24/09/2018 à 11:18 :
Ce gisement ne se trouve pas vraiment dans les eaux territoriales du RU, non ? Quelqu'un aurait l'information car ce point est stratégique. Pour Total c'est gagné, surtout avec des infrastructures déjà en place. Je me pose la question sur la prospection au large de la France mais il faut des moyens perfectionnés de détection. Il me semble qu'un satellite récemment envoyés par le CNES serait utile pour cela ....
Réponse de le 24/09/2018 à 13:48 :
Au dela des eaux territoriale, c'est la notion de ZEE (zone économique exclusive) qui est importante

https://www.unecartedumonde.fr/tag/zee/

Comme c'est indiqué au large des shetland, et que celle-ci font partie de l'écosse, elle-même membre du Royaume-Uni, je pense que c'est bien dans la ZEE du Royaume-Uni.

Même si Total est français, le champ gazier lui-même est en ZEE du RU. C'est la Grande-Bretagne qui a donc la propriété du gaz, et accorde à Total les droits d'exploitation.

Mais bon, même avec le Brexit, je vois mal le gouvernement du RU remettre en question le droit contractuel. gesticuler sur ce . Par contre ça peut jouer au niveau du Brexit sur l'aspect taxes commerciales à l'export.

Mais il faudrait un vrai spécialiste pour répondre avec certitude
a écrit le 24/09/2018 à 10:54 :
l erreur de l'Europe est de n'a pas avoir profité du brexit a venir, pour réfléchir a une autre Europe ........résultat chacun reste sur ces certitudes...plutôt que de revoir en profondeur le projet européen......
sur que le gaz va permettre un p'tit chantage a l anglaise.....l énergie formate toujours un peu.....beaucoup, la géopolitique.......
a écrit le 24/09/2018 à 10:24 :
Bonne nouvelle pour le RU.
Cela va permettre aux brexiteurs d'arrondir les fins de mois difficiles.
L'Europe va vite se rendre compte de son erreur de traiter l'anglois de rustre maniere.
Réponse de le 24/09/2018 à 12:37 :
C’est plutôt pour l’Ecosse, la bonne nouvelle !! Et cela va les pousser encore plus vite vers l’independance !!!
Réponse de le 24/09/2018 à 16:54 :
C'est l'Écosse qui va en bénéficier. Londres en beneficiera de manière indirecte avec peut-être moins de dotations à l'Écosse dans quelques années.
Réponse de le 25/09/2018 à 11:51 :
A Ozarmes.
Jusqu'a preuve du contraire, l'Ecosse est territoire du RU.

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