Transports : la transition énergétique ferait économiser 29 milliards d'euros à l'UE en 2030

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C'est l'un des grands défis de la mise en œuvre de l'accord de Paris, mais s'en saisir pourrait rapporter gros aux économies les plus dépendantes des énergies fossiles. La mise en place de politiques de promotion des transports bas carbone cohérentes avec l'objectif de limitation du réchauffement global à +2°C impliquerait en effet une baisse de la demande de pétrole, et par conséquent une réduction du prix du baril.
La baisse de la demande serait d'environ 11 millions de barils par jours en 2030 et de 60 millions de barils par jour en 2050, estime une étude publiée mercredi 20 avril par la European Climate Foundation. En conséquence, le prix du baril se stabiliserait dans une fourchette entre 83 et 87 dollars.
Au contraire, dans un scénario business-as-usual, la demande pétrolière, portée par la croissance économique et les besoins accrus en mobilité, augmenterait de manière non maîtrisée, remarque l'étude. En cette deuxième hypothèse, le prix du baril atteindrait en effet environ 90 dollars en 2030 et 130 dollars en 2050.
Une telle réduction des prix profiterait aux industries et aux consommateurs, et ainsi à la richesse nationale, souligne le rapport. Elle permettrait notamment à l'Union européenne, qui importe 88% de son pétrole, de réduire sa facture énergétique de 29 milliards d'euros en 2030, ce qui impliquerait un surcroît du PIB de 0,2%. En 2050, ce surcroît atteindrait 0,5 % et 400 000 emplois supplémentaires seraient créés, calcule l'étude.
La France, qui importait en 2015 433,719 millions de barils de pétrole, pour une facture globale de 20,8 milliards d'euros, profiterait évidemment de cet effet. Et aux niveau mondial, les dépenses pétrolières seraient réduites de 330 milliards de dollars par an en moyenne entre 2020 et 2030.
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Une transition énergétique accélérée dans les transports aurait par ailleurs, selon l'étude, un autre effet bénéfique: elle rendrait non rentable l'exploitation de pétroles non conventionnels (Arctique, offshore profond, sables bitumineux), qui ne serait plus nécessaire pour répondre à la demande.
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