Florange : pour les syndicats, l'Etat pourrait céder 1% de GDF Suez pour nationaliser le complexe
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"Montebourg nous a assuré que si Mittal ne fait pas marche arrière, la nationalisation se fera", a déclaré Walter Broccoli (FO). Une information confirmée par Philippe Verbeke (CGT). Or jusqu?à présent, le ministre avait bien évoqué le scénario d?une nationalisation, mais n?avait jamais fait état d'une décision définitive. Ses services ont d'abord refusé mercredi de commenter les déclarations des syndicalistes.
Un repreneur prêt à débourser 400 millions
Concrètement, Arnaud Montebourg aurait expliqué que l'Etat pourrait revendre 1% de ses parts dans GDF Suez - ce qui représente 420 millions d'euros -, afin d'acheter le complexe sidérurgique. Plus tôt à l'Assemblée nationale, Arnaud Montebourg avait déclaré envisager "l'usage des participations de l'Etat, parfois dormantes" pour financer une nationalisation. Toutefois, dans un communiqué publié plus tard dans la soirée, le ministre du Redressement productif a précisé que "la cession des titres de GDF Suez n?était pas à l?étude".
De plus, il a annoncé qu?un repreneur serait prêt à investir quelques 400 millions pour racheter le site. Reste que dans l'immédiat, ArcelorMittal refuse de vendre l?intégralité du complexe. L'industriel veut fermer les hauts-fourneaux et toute la filière "liquide" (production d'acier brut), qui emploient 650 personnes, mais entend conserver "l'aval", c'est-à-dire la transformation d'acier en produits industriels élaborés, à forte valeur ajoutée.
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