Petroplus : Ayrault ne veut pas laisser tomber les salariés

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La raffinerie Petroplus à Petit-Couronne. Copyright Reuters
La raffinerie Petroplus à Petit-Couronne. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le tribunal de commerce de Rouen a rejeté toutes les offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne mardi, actant sa fermeture.

"Nous avons travaillé d'arrache pied", s'est défendu mercredi le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors d'une rencontre avec la presse parlementaire. "Nous avons tout fait pour aider à la recherche d'un repreneur." Mardi, le tribunal de commerce de Rouen a rejeté les offres de reprise du panaméen Netoil et du libyen Murzuk Oil, en lesquelles les 448 employés du site fondaient leurs derniers espoirs. Le site devra donc fermer.

Pourtant, en février 2012, lors de la campagne présidentielle, François Hollande s'était engagé à sauver le site. "Là, a poursuivi Jean-Marc Ayrault, il s'avère qu'à la fin d'un processus très long, il n'y a pas de repreneur viable. C'est la décision du tribunal de commerce." "Maintenant, ce qu'il faut faire, c'est ne pas laisser tomber les ouvriers de Petroplus. Ce n'est pas de leur faute", a dit Jean-Marc Ayrault, évoquant la réindustrialisation du site.

Le chef du gouvernement a invoqué son histoire personnelle pour défendre la ligne du gouvernement face aux attentes déçues des salariés. "Je suis d'une famille issue du monde ouvrier, je sais ce que c'est, mais en même temps, parce que je suis issu d'une telle famille, je n'ai pas le droit de présenter des solutions qui n'en sont pas", a-t-il ainsi expliqué.

Reconversion, aide à la mobilité, formation...

Un argumentaire relayé par la porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du conseil des ministres. "Le gouvernement n'a jamais varié, Arnaud Montebourg non plus dans le propos : seul un repreneur crédible, le cas échéant soutenu par la BPI (Banque publique d'investissement, NDLR) pourrait assurer la reprise de la raffinerie", a dit Najat Vallaud-Belkacem.

Le gouvernement, a-t-elle plaidé, "a accompagné, reçu tous les candidats, mais c'était au tribunal d'estimer si ces projets étaient crédibles ou pas." "On prend acte, ça ne veut pas dire qu'on ne fait rien", a-t-elle ajouté, évoquant une série de mesures d'accompagnement des salariés (reconversion, aide à la mobilité, formation...).

Selon la CGT, les premières lettres de licenciement devraient être envoyées le 23 avril.

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Commentaires
a écrit le 17/04/2013 à 19:35 :
L'Etat devrait acheter la raffinerie Petroplus et la renover pour env. 500 - 700 Mio EUR. Ensuite il peut engager la CGT pour produire du pétrole et Montebourg pourra vendre le pétrole.
Réponse de le 17/04/2013 à 20:13 :
Excellente idée ;
La CFR était une entreprise d' état....devenus après privatisation "TOTAL".....désolé tu n'as rien inventé !
a écrit le 17/04/2013 à 18:41 :
au moins on voit a quoi sert le fsi... des investissements d'avenir !!! ceux qui ont souscrit au grand emprunt doivent avoir du mal a rester assis sur leur chaise!!! ;-))
a écrit le 17/04/2013 à 16:56 :
Ayrault ne veut pas laisser tomber les salariés : Quel chance les Petroplus vont devenir fonctionnaires... ...mais qui va les payer la plupart des actifs du secteur marchand partent pointé au chômage ?
Réponse de le 17/04/2013 à 18:18 :
Ayrault est un rigolo et un guignol il n'as pas compris que tout aller fermer y compris son cabinet .........................................
Réponse de le 17/04/2013 à 19:33 :
@ claudus...
Dans la liste n'oublie pas ton ordinateur.....à part ça il y a trop de raffineries en France , ce n'est pas un scoop .
Sans être devin.....il y en aura d' autres . Voila pour info le nain n'aurait pas fait mieux.....
Réponse de le 18/04/2013 à 4:24 :
Quel nain ? L'actuel ? Le précédent, puisqu'on me dit qu'ils sont de la même taille ?...
a écrit le 17/04/2013 à 16:43 :
Super les mesures d'accompagnement , ce gouvernement après 11 mois n'a toujours pas compris : la reconversion c'est NON , la mobilité c'est PAS QUESTION et la formation c'est
FAUT VOIR .
a écrit le 17/04/2013 à 15:43 :
L'ego démesuré du président "normal", avec ces "moi je, moi président", se trouve maintenant confronté avec son bataillon d'apprentis, à la dure réalité de l'économie, avec laquelle il est difficile de tricher. Dans la vraie vie, ce ne sont malheureusement pas les politiques qui orientent les chosent comme ils le souhaitent, qui ont la main et/ou la maitrise de l'économie, mais les lobbyistes et les groupes financiers, qui décident et qui font l'actualité. Le monde a BILDERBERG, l'Europe a l'ERT. Alors ils peuvent toujours aboyer, la caravane passe. Leurs gesticulations ne trompent plus personne, sauf peut-être les inconditionnels. Et puis on sait bien que pour tout ce qui concerne la politique générale et sociale, pour lesquelles le jeu de la patate chaude est un des grands classiques, on gesticule, on s'énerve au prétoir et on se congratule dans les coulisses des pantomimes réalisées devant les caméras. C'est beaucoup trop bien payé, pour du théatre de quartier.

L'économie elle, prend une autre dimension, parce qu'elle devient de plus en plus incontrôlable. Les politiques sont aux ordres, car ils leur faut des budgets, pour faire vivre leurs ambitions. Et puis quand ils veulent intervenir dans le conflit industriel, d'une entreprise dont le siège n'est pas en France, on leur dit simplement "si tu ne nous laisses pas faire, on ferme 2 autres sites et tu essaieras d'aller expliquer à tes électeurs que tu as 5000 chômeurs de plus".

Que croyez-vous qu'ils font ? Qui croyez-vous qu'ils privilégient ? Vous ou leur carrière ? S'ils étaient capables de faire quoi que ce soit, ça se saurait depuis longtemps.
Bien sur, qu'il faudrait imposer à toute entreprise qui s'installe dans notre pays , d'avoir son siège social en France juridiquement autonome, d'être entièrement dépendante du droit français (donc responsable des décisions prises et engagée sur ses actifs) et d'employer uniquement des citoyens français. C'est la seule façon de garder une certaine autorité. Mais avec l'équipe en place ce n'est pas gagné.

Un deuxième élément et non des moindres pollue gravement le monde du travail : le code du travail. Il est aujourd'hui si complexe, on n'y ajoute tant de nouveaux textes tous les mois, qu'il est devenu illisible. Si on ajoute à celà, une jurisprudence aussi abondante que contradictoire, on atteint des sommets dans l'absurde. Mêmes les juristes les plus qualifiés ont du mal à s'y retrouver.
Difficiles dès lors, de pouvoir condamner qui que ce soit. voire d'entamer une procédure en étant absolument sur d'être dans son droit.

Pourquoi croyez-vous que les syndicats très sur d'eux dans le public, sont inaudibles dans le privé ? Majorirtairement, parce qu'il est plus facile de résoudre une crise dans le public, ne serait-ce que parce que les textes réglementant le travail dans la fonction publique sont pratiquement figés.

C'est vrai aussi que dans la mesure ou ils majoritairement financés par l'état et donc par les impôts des particuliers et des entreprises, ils ne peuvent être financièrement autonomes, comme dans d'autres pays. Il y a donc là, pour le moins, un conflit d'intérêt qui ne dit pas son nom. Dans d'autres pays, les syndicats font de l?aide à la personne ou proposent un panel de services annexes, pour lesquels ils sont rémunérés. Etant autonome financièrement ils sont plus libres de leurs décsions, et plus à la charge de l?état et donc de notre contribution. .

En effet, que ce soit dans le privé ou dans le public, que dire de leurs discussions en " off " avec le gouvernement, ou tout est joué d'avance, sans aucune consultation de la base, à qui on ira expliquer un peu plus tard, après les avoir laisser gesticuler pour la bonne forme, que l'on a fait les compromis qui s'imposaient. Bien sur, sur le terrain la base elle fait ce qu'elle peut, avec des gens dévoués, ce n'est pas eux qui au final, auront les cartes en main. Ils sont encore naïfs et malléables des salariés là. C'est pour cette raison qu'ils sont encore syndiqués. Ils ont besoin d'y croire. Mais ils sont de moins en moins nombreux. Car autant le savoir, la plupart du temps tout est joué d'avance. Bienvenue dans la vraie vie.

Réponse de le 17/04/2013 à 16:31 :
+100
Réponse de le 17/04/2013 à 16:38 :
Tout à fait d'accord, ce gouvernement est incapable de comprendre les entreprises et la réalité des choses.
a écrit le 17/04/2013 à 15:40 :
"Démanteler", "reconvertir", sont des mots censés permettant d'offrir un travail durant plusieurs mois à nombre de salariés de l'usine ou à d'autres, car il y a d'autres personnes en difficulté. "Exploiter de nouveau" la raffinerie, c'est inconséquent. Surtout compte tenu de la pollution du sol, de la nappe phréatique, et de l'éventuelle mise en place sur Rouen des Plans de Prévention des Risques Technologiques, mise en place générale initiée par Delphine Batho le 11 avril, ayant certains aspects inacceptables par les riverains qui subissent déjà la dépréciation de leur foncier.
a écrit le 17/04/2013 à 15:39 :
Sortez les violons avec le "je suis issu du monde ouvrier"... Les futurs chômeurs eux s'en balancent de ses états d'âme. Tout ce qu'ils attendent c'est une politique économique efficace pour retrouver un emploi et leur dignité.

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