Transition énergétique, surveillance maritime, océanographie : le potentiel en matière de drones touche aussi bien le domaine militaire que civil. Si leur utilisation s'est rapidement développée dans des secteurs comme l'aménagement du territoire, la prévention des risques naturels voire l'inspection des ponts, les drones marins offrent pour leur part des capacités nouvelles en matière de cartographie et de collecte de données hydrographiques.
Pour doubler ses capacités et la précision de ses collectes de données en mer dans les cinq ans à venir en termes de kilomètres carrés, en hauturier comme au côtier, le Shom, le service d'hydrographie et d'océanographie de la Marine, actif dans les eaux nationales (11 millions de kilomètres carrés) et dans les eaux étrangères d'intérêt de défense (80 millions de kilomètres carrés) mettra en service fin 2025 ou début de 2026 son premier drone autonome, le DriX H-8, dit Marlin. Il devient le premier établissement public français (EPA) à se doter d'un équipement scientifique de ce type.
« L'arrivée du Marlin, qui suit celle de deux planeurs océanographiques sous-marins l'an passé, inaugure une transformation de nos moyens d'acquisition de données hydrographiques et océanographiques. C'est quasiment la première pierre à l'édifice dans la marche vers la dronisation que le Shom met en œuvre afin de répondre à un haut niveau d'exigence en termes de produits et services », anticipe Laurent Kerléguer, directeur général du Shom, interrogé par La Tribune à l'occasion de la présentation du Marlin sur la base navale de Brest.