Le plan acier de l'Europe, assez protectionniste, semble satisfaire les industriels de la sidérurgie, mais aussi le gouvernement français. Le ministre de l'Industrie et de l'Energie dit avoir été entendu sur ses demandes.Après un plan pour l'industrie automobile quelques semaines plus tôt, la Commission européenne a dévoilé ce mercredi son plan acier, pour sauver et protéger l'industrie sidérurgique encore présente sur son sol. « Il est à la hauteur de nos attentes : construit en lien avec l'industrie, il propose des évolutions rapides pour répondre aux inquiétudes immédiates de la filière », se réjouit Marc Ferracci, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie.
Sur le papier, ce plan est effectivement offensif et marque un certain tournant dans la doctrine européenne si ses mesures deviennent concrètes. En plus d'une réduction immédiate de 15 % du quota d'importations d'acier autorisées sur le sol européen, la Commission européenne promet une nouvelle clause de sauvegarde à partir de juin 2026, dispositif qui encadre les imports d'acier sur son territoire selon son origine.
« Nous sortons enfin de la naïveté sur la politique commerciale, avec un renforcement de la clause de sauvegarde dès aujourd'hui et l'engagement de la prolonger après 2026 [date à laquelle l'actuelle expire]. Il nous faut impérativement donner de la visibilité aux industriels pour 2026 et après », poursuit le membre du gouvernement français.
Ces dernières semaines, Marc Ferracci avait, d'une certaine manière, pris la tête des pays européens qui demandaient la mise sur pied d'un plan acier et des mesures fortes. Il avait notamment réuni ses homologues italien et espagnol, lors d'un mini-sommet à Paris fin février, exclusivement consacré à cette question. La rencontre avait débouché sur une déclaration commune contenant un certain nombre de demandes, aujourd'hui reprises dans le plan acier présenté par le commissaire européen chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné.
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