« Nous n’aurons pas du “made in France” en baissant les salaires » Gabriel Colletis, professeur d'économie

 |   |  1353  mots
Pour Gabriel Colletis, le positionnement low cost adopté longtemps par l’industrie française, et soutenu par les politiques publiques, s’est révélé une impasse.
Pour Gabriel Colletis, le positionnement low cost adopté longtemps par l’industrie française, et soutenu par les politiques publiques, s’est révélé une impasse. (Crédits : Rémi Benoît)
À l’occasion du MIF Expo à Paris, qui se tient du vendredi 8 novembre au lundi 11 novembre à Paris - Porte de Versailles, Gabriel Colletis, professeur d'économie à l'université Toulouse 1 Capitole, préconise de promouvoir une industrie française qui conjugue haute qualité et transition écologique.

LA TRIBUNE - Le made in France est souvent mis en avant lors d'échéances politiques. Aujourd'hui, ce concept est-il plutôt un argument politique ou une vraie tendance de fond socio-économique ?

GABRIEL COLLETIS - Les entreprises françaises ont fini par comprendre ce que les entreprises allemandes ont compris depuis très longtemps, c'est-à-dire que leurs clients sont sensibles au lieu de production des produits qu'ils achètent. Les Allemands jouent cette carte du patriotisme économique car ils sont convaincus que leurs produits sont de meilleure qualité, et il existe une sorte de solidarité entre les producteurs et les utilisateurs. En France, cette relation n'est cultivée par les entreprises que depuis relativement peu. Pendant très longtemps, elles ont pensé que le marché intérieur leur était acquis, ce qui était faux. Il y a maintenant une inversion de tendance depuis que les constructeurs français ont subi des reculs très significatifs sur le marché national.

Au-delà de l'exemple allemand, comment se situe la France par rapport aux autres pays sur le plan du patriotisme économique ?

La France a été pendant très longtemps dans une position intermédiaire, entre la position...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/11/2019 à 8:52 :
LE problème majeur est que la baisse générale des salaires est écrite dans le traité constitutionnel européen, vous savez celui que nous avions refusé en 2005 ? Donc les voeux pieux, les grandes déclarations sans faire un bilan sur les réels problèmes hein...

Continuez donc à ne pas vouloir désigner les véritables coupables vous ne faites qu'accentuer ce que vous dénoncez.
a écrit le 08/11/2019 à 8:25 :
bullshit
PF Drucker a ecrit ' la fidelite du client s'arrete a une reduction de 1 cent'
voila ce qui interesse le client, sauf quand c'est un bobo parisien, de preference fonctionnaire, et qui demandera a ce que les prix eleves qu'il subi en achetant local soient ... compensees par des hausses de salaire equivalentes
inflation/salaire, c'est les courbes qui datent des annees 70
en Allemagne le pb est different car l'Allemand est tres chauvin et tres attache a son pays ( ce qui en france revient a se faire traiter de sale raciste)
pour le reste un salaire doit etre adapte a ce qu'on fabrique
le pb de la france c'est qu'elle fabrique de la gamme espagnole avec des salaires allemands, et contrairement a ce que pensent les socialistes, notamment montebourg ' y suffit de faire du haut de gamme pour avoir des bons salaires' c'est une vision de l'esprit
la raison majeure c'est que c'est pas l'industriel pilote par l'etat stratege qui decide s'il est haut de gamme, c'est le client qui fait le cheque
les salaires francais ont un gros pb
les salaries qualifies ont un salaire compatible avec ce qui est vendu, mais laissent une grosse partie de leur remuneration... en charges sociales ( salariales et patronales, ca remplit les poches des syndicalistes qui peuvent des lors le jeter par la fenetre vu que c'est l'argent de personne)
les salaries pas assez qualifies sont beaucoup trop chers pour ce qu'ils font, et leur cout incompressible est reporte sur celui des gens competents qui serrent les fesses malgre eux ' dans un grand cadre de solidarite'
et la ca suppose de lourdes reformes structurelles, notamment a l'education nationale et dans la formation... et vu l'argent et le pouvoir en jeu, laissez moi vous dire que la gauche francaise est contre
reformer la secu et la formation? euh, impossible
Réponse de le 09/11/2019 à 9:46 :
@ Churchill
Propos complètement delirant et pas sympa pour les Espagnols.
Churchill...ca s'arrange pas !
Réponse de le 15/11/2019 à 14:17 :
C'est très bien de s'intituler Churchill et de plaider pour la sueur le sang et les larmes.
Encore faut-il avoir raison et gagner la guerre.
Avec "-' Million de chomeurs la France a payé la sueur le sang et les larmes. Ca fait das les 15000 morts par ans.
Le priomblème est que:
En 1 lorsque les socialistes ont fait une relance la demande est partie à l'éctranger car les entreprises francaises n'ont pas augmenté leur offres, mais leur prix.
En 86 suppression de l'autorisation administrative de licenciement, il n' y a pas eu d'emplois crés malgré les promesses.
La seule mesure qui est recréee de l'emploi est les 35H que le patronnat a détruites dans l'opinion. (Bien que toutes les études économiques aient montrés qu'elles avaient accomplit le job.)
Dés lors il va falloir arriver à la bonne conclusion: Ce n'est pas le salarié francais qui est trop cher, mais le patron francais qui est mauvais. Un patron allemand après avoir signé le contrat il parle de son produit qui est tellement génial que personne ne peut faire pareil. (Ce n'est pas rais, mais le client l'entends) le patron francais parle de ses charges et de son prochain plan de restructuration. (Le client entends baisse de qualité)
Que faut-ilen diire de plus?.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :