Les entreprises tricolores de plus en plus disposées à acheter du "Made in France"
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Made in France, France
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L'approvisionnement auprès de fournisseurs proposant une production française plutôt qu'étrangère est désormais considéré dans l'attribution des contrats par une majorité de professionnels des achats et 53% des acheteurs interrogés tiennent compte du critère "Made in France" (ou achat local), révèle l'étude annuelle d'AgileBuyer et du Conseil national des achats publiée ce mardi.
Pour expliquer cette évolution, l'étude invoque "un certain changement de mentalité" chez les acheteurs. « Totalement incongrue il y a peine quelques années, l'idée d'avoir des critères d'attribution du business en rapport avec le "Made in France" a fait son chemin », souligne l'enquête, ajoutant qu'il ne faut pas y voir "un patriotisme exacerbé".
Dans l'hôtellerie et la restauration ainsi que dans la mode ou le luxe - des secteurs où l'achat local est devenu une "marque de fabrique" -, respectivement 78% et 64% des acheteurs favorisent des produits fabriqués dans l'Hexagone. Dans des branches où la production est internationalisée, un produit fabriqué en France n'est pas un critère de sélection d'un fournisseur. Ainsi, le niveau tombe à 32% dans l'automobile.
Côté prix, seulement 10% des acheteurs estiment que le "Made in France" est une contrainte car cela reviendrait "selon eux, à acheter plus cher", ajoute le document.
L'autre enseignement de cette enquête est que la réduction des coûts restera pour 75% des personnes interrogées le premier objectif pour l'année 2019, un résultat qui augmente de 3 points par rapport à l'année précédente. Cette proportion avait chuté de dix points l'an dernier par rapport à 2017, inversant la tendance après cinq années de hausse plus ou moins continue pour atteindre son plus bas niveau depuis 2013.
La progression attendue en 2019 « qui ne montre pas non plus un changement de cap radical, traduit tout de même une inquiétude des directions des achats pour 2019, dans un contexte politique et économique, aussi bien au niveau international que national, plus tendu qu'en 2018 », est-il souligné dans le rapport de présentation de cette étude.
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Là encore, l'intérêt varie en fonction des secteurs. En effet, « les entreprises industrielles sont davantage portées sur cet objectif que les entreprises de services », estime l'enquête.
(avec AFP et Reuters)
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