Elle travaille pour Ariane Group, pour des équipementiers automobiles et pour des fabricants d’échangeurs thermiques dédiés aux data centers. Spécialiste du soudage par friction malaxage de l’aluminium, la startup industrielle rennaise Stirweld a développé un procédé de têtes de soudage, au rendement plus rapide que celui des machines conventionnelles et plus économe en énergie. En juillet, elle a clos une deuxième levée de fonds de 6 millions d’euros pour se renforcer à l’international et sur les secteurs de la mobilité décarbonée.Matériau résistant, léger, recyclable, l'aluminium est de plus en plus utilisé dans l'industrie et les secteurs de la mobilité décarbonée, dans le cadre de la transition écologique. Il reste toutefois difficile à souder avec des technologies classiques, comme l'arc électrique et le laser.
Alors que l'industrie est par ailleurs confrontée à une pénurie de soudeurs, Stirweld, spécialiste du soudage par friction malaxage (Friction Stir Welding, FSW), pousse ses pions autour de cette technologie de niche. Le marché français n'étant pas assez large, la startup industrielle rennaise poursuit le déploiement à l'international de sa solution automatisée de têtes de soudage.
Essaimage de l'ENS Rennes et de l'Institut Maupertuis, l'entreprise, dont le chiffre d'affaire a doublé tous les ans depuis 2017 (4 millions d'euros en 2024, 30 salariés), permet à sa centaine de clients en France et dans le monde entier (Etats-Unis, Allemagne, Corée du Sud...) de gagner en coûts de production et en qualité de soudure, tout en réduisant de plus de 40% leur consommation d'énergie. Sa technique, émet aussi 37% de gaz à effet de serre en moins que les procédés classiques, promet-elle.
Tous les secteurs concernés
« De fabrication 100% française, notre solution, brevetée, convient à 99% des centres d'usinage pour un coût dix fois moins élevé (100.000 euros la tête) que celui des grosses machines conventionnelles (allemandes, américaines ou chinoises) et pour des soudures deux fois plus résistantes. Les économies d'énergie proviennent de l'efficacité thermique du procédé et de son rendement de 97%. C'est beaucoup plus que pour le laser et l'arc électrique », fait valoir Laurent Dubourg, chercheur, président et cofondateur de l'entreprise avec son collègue Gilles Sevestre.