L'Allemagne étudierait un plan d'aide à l'emploi chez Volkswagen

Quelque 6.000 intérimaires pourraient bénéficier de ce programme public de protection de l'emploi, selon le journal Bild.
Volkswagen a annoncé mardi 13 octobre qu'il entendait réduire d'un milliard de dollars par an un plan d'investissement dans sa principale division.
Volkswagen a annoncé mardi 13 octobre qu'il entendait réduire d'un milliard de dollars par an un plan d'investissement dans sa principale division. (Crédits : © Kim Hong-Ji / Reuters)

Le gouvernement allemand examinerait la possibilité de faire bénéficier 6.000 intérimaires de Volkswagen d'un programme public de protection de l'emploi, rapporte le journal Bild samedi, citant des sources gouvernementales. Le programme prévoit un mécanisme de préservation des emplois par une réduction du temps de travail, lorsque l'activité d'une entreprise diminue, le gouvernement compensant les pertes de revenus induites. L'idée a déjà été avancée par le ministre du Travail Sigmar Gabriel mais le Bureau fédéral du travail s'y est opposé.

Le constructeur automobile allemand, pris dans un scandale provoqué par la manipulation de tests d'émissions polluantes, avait annoncé mardi qu'il entendait réduire d'un milliard de dollars par an un plan d'investissement dans sa principale division. Volkswagen envisage donc une diminution du nombre de ses emplois temporaires. Le comité d'entreprise du constructeur automobile, réunissant des représentants syndicaux, s'est dit prêt à soutenir les efforts demandés pour garantir les emplois temporaires, a annoncé un porte-parole du comité. Ce dernier précise être conscient que la direction du groupe étudie actuellement "différents scénarios".

Dans un communiqué, Volkswagen reconnaît que la perspective de ses ventes et les niveaux d'emploi demeurent incertains, après l'annonce, vendredi, d'une baisse de 1,5% sur un an de ses livraisons mondiales. "Si l'emploi décline temporairement, réduire le nombre d'heures de travail sera une option raisonnable", a déclaré l'entreprise, ajoutant que la direction faisait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger les emplois. Certains analystes estiment que le scandale pourrait coûter au groupe allemand jusqu'à 35 milliards de dollars en remises aux normes, amendes et procès (Reuters).

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Commentaires 7
à écrit le 19/10/2015 à 8:52
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Et voilà, chez les allemands aussi, le chantage à l'emploi tourne à plein régime. On a fraudé, on est condamnés, on va licencier si vous ne payez pas à notre place. Et Merkel qui veut donner des leçons à l'Europe. Et les migrants qui ne bénéficien...

à écrit le 18/10/2015 à 19:48
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Cela est il confirme au droit Européen ?

à écrit le 17/10/2015 à 20:30
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Grosses entreprises nationalisees, un état qui intervient pour soutenir les ouvriers a chaque crise, controle des salaires... l'Allemagne est le seul exemple d'economie vraiment socialiste qui a reussi.

à écrit le 17/10/2015 à 19:33
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Si cette affaire éclate chez un constructeur allemand, et en particulier chez Volkswagen ce n'est pas par hasard. VW est champion toute catégorie du lobbying, et ses compatriotes suivent juste derrière. L'industrie automobile germanique a tout simple...

le 17/10/2015 à 23:30
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tout à fait, les allemands font du protectionnisme déguisés et surtout les allemands prioritairement allemand. C'est très bien que VW se soit fait attraper par cette tricherie, en espérant que les ventes de ce groupe fléchisse les prochains mois. Cel...

à écrit le 17/10/2015 à 17:34
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Ne serait-il pas temps de débrancher un aussi mauvais faiseur..?

le 17/10/2015 à 22:16
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Vous voulez dire ne pas acheter leurs électriques? LOL..

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