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Illuminations de Noël : les LED ont fait chuter la facture énergétique

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(Crédits : Pixabay)
Si Paris est la vitrine la plus visible, de nombreuses autres villes de France veillent désormais à réduire la consommation en énergie de leurs décorations de Noël. Tour d’horizon.

A l'image des traditionnels feux d'artifice qu'elles organisent pendant l'année, les villes font parfois face aux critiques quant au coût de leurs illuminations de Noël. Entre tradition et mise en valeur du patrimoine local, les Français apprécient pourtant de voir leur lieu de vie s'imprégner de l'ambiance des fêtes de fin d'année.

Selon l'Association française de l'éclairage, la puissance électrique nécessaire à l'alimentation des illuminations de Noël est de 1 300 MW (les trois-quarts de cette surconsommation étant dûe aux éclairages chez les particuliers). Soit la consommation annuelle de 600 000 réfrigérateurs récents.

En ces temps de transitions écologique et énergétique, les villes ont fait des efforts pour réduire la facture de ces décorations. En voici quelques exemples :

A Paris

Les 38e illuminations des Champs-Elysées ont été inaugurées le 22 novembre en présence du couturier Karl Lagerfeld, parrain de l'opération cette année. La nouvelle ambiance lumineuse, baptisée « Flamboyance », porte bien son nom, avec ses effets de flocons lumineux qui tombent le long des branches des arbres qui bordent l'avenue.

Cette année, un million de points d'éclairage ont été installés. Des illuminations qui scintilleront dans les cieux parisiens grâce à des ampoules très basse consommation LED+. La Ville se félicite d'avoir réduit « de 95% » la consommation d'énergie des illuminations des « Champs » en dix ans, passant de 480 000 KW en 2006 à 23 400 KW pour 2018. Le tout, avec toujours plus de points lumineux installés, comme le rappelait dernièrement France 3 Paris-Ile de France.

A l'arrivée, « la facture énergétique des sept semaines d'illuminations en 2018 équivaut à la consommation électrique annuelle d'une famille de quatre parisiens », précise la station régionale. L'opération coûte au total un peu plus d'un million d'euros.

A Lille

Dans la capitale du Nord, ce ne sont pas moins de 1 600 décorations (guirlandes, motifs et traversée de rue et sur poteaux) qui ont été mises en place courant novembre dans les différents quartiers de la ville.

« Pour réaliser des économies d'énergie, la ville mène chaque année des opérations de rénovation de ses illuminations, remplace les lampes et motifs existants », peut-on lire sur le site web de la Ville. Des modules de coupures spécifiques sont installés afin d'harmoniser les horaires d'allumage des illuminations. »

Le système a été prévu afin d'éviter que les décorations raccordées au réseau d'éclairage public ne soient allumées toute la nuit (mais seulement entre 17 heures et 0h30, précise la Ville).

A Tours

Sur les bords de Loire, les deux mois de décoration de Noël reviennent à 5 000 euros de dépense énergétique, explique le site web de France Bleu Touraine. Interrogé par la radio, l'adjoint au maire chargé de l'espace public urbain, Brice Droineau, rappelle « qu'il faut toujours comparer avec des dépenses d'éclairage incontournables, celles des 20 000 lampadaires de la ville, par exemple. C'est plus d'un million d'euros annuels ».

A Tours, ce sont ainsi six kilomètres de guirlandes équipées de 600 000 ampoules LED et de 9 000 ampoules « classiques » qui habillent 115 rues. Le budget total d'installation, précise France Bleu, « revient à 270 000 euros, nettement moins cher qu'il y a quatre ans par exemple, où l'on en était à 360 000 euros ».

A Rodez

En Aveyron aussi, on a investi ces dernières années pour diminuer drastiquement la dépense énergétique des illuminations. « Les anciens motifs étaient composés de lampes à incandescence de 15 watts chacune et un motif de dimensions normales comptait 100 à 150 lampes, soit une consommation oscillant entre 1 500 et 2 250 watts par motif. Sachant qu'il y en a plus de 330 », rappelle Centre Presse Aveyron.

Les nouveaux motifs, eux, varient « entre 20 watts sur l'axe de Guizard-Gambetta et 123 watts place de la Madeleine », poursuit le quotidien régional. Au total, la Ville a réduit de près de 81% sa consommation d'énergie pour les décorations de Noël en presque dix ans, passant de 104 900 watts à 19 400 watts.

Les exemples ne manquent pas, tant les communes ont été nombreuses à faire attention à ce que la facture énergétique diminue pour les fêtes de fin d'année. Non pas qu'il s'agisse d'une priorité absolue pour elles mais les guirlandes et autres motifs sont, peut-être, la partie la plus « sensible » auprès du grand public d'un éclairage urbain qui tourne pourtant toute l'année.

A Cholet, par exemple, comme l'indique le Courrier de l'Ouest, « on a gagné près de la moitié de la consommation énergétique » grâce aux LED, explique l'élue en charge du dossier, Annick Jeanneteau. La dépense en énergie est ainsi passée de 51 000 kilowatts en 2011 à 28 300 kilowatts en 2017.

A noter que l'Ademe publiait pour Noël 2017 une note à destination des particuliers contenant nombre d'idées qui tendent à démontrer « qu'un Noël gourmand, fun et écolo est possible ». Et une autre remplie d'astuces pour limiter la consommation d'électricité et la production de déchets de vos décorations !

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