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Jusqu’à 52 000 « emplois verts » dans les Hauts-de-France en 2050 ?

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(Crédits : Pixabay)
L’Ademe s’est basée sur trois scénarios pour estimer le nombre d’emplois créés par la transition énergétique dans les Hauts-de-France d’ici 2050. A cet horizon, les énergies renouvelables pourraient y faire travailler entre 30 000 et 52 000 personnes.

La transition énergétique pourrait représenter un sacré levier économique pour la région Hauts-de-France. C'est ce qui ressort d'un rapport de l'Ademe, qui s'est basé sur trois scénarios pour estimer son impact en termes d'emploi :

-          Le premier, celui d'une « autonomie régionale faible », où le calcul du degré d'autonomie énergétique régional ne prend pas en compte « les grandes installations industrielles qui s'inscrivent dans des systèmes économiques largement mondialisés et dont les évolutions sont d'abord issues de logiques nationales voire internationales » ;

-          Le deuxième, celui d'une « autonomie régionale forte », où ces les installations précitées sont intégrées au calcul, qui couvre l'ensemble des besoins énergétiques régionaux « en mobilisant l'ensemble des potentiels renouvelables possibles » :

-          Le troisième enfin, celui appelé « production optimisée et sobriété », avec des gisements d'énergies renouvelables « plus largement mobilisés que dans le scénario 1 », mais avec des réductions additionnelles de consommation mobilisées « pour atteindre une couverture complète des consommations régionales par une production renouvelable locale ».

A l'arrivée, selon les prévisions de l'Ademe, « dans le scénario autonomie régionale faible (le plus « pessimiste », ndlr), les emplois liés au développement des énergies renouvelables seraient multipliés par quatre entre 2015 et 2050 avec une augmentation de 23 900 emplois équivalents temps plein, soit 22 800 de plus que dans le scénario tendanciel (8 800 en 2050) ». On compterait ainsi plus de 31 000 emplois équivalent temps plein dans les filières des énergies renouvelables en 2050, contre 7 000 en 2015. Dans le cas d'une « autonomie régionale forte », il y aurait 52 650 nouveaux emplois, pour 41 550 si c'est le scénario « production optimisée et sobriété » qui se réalise.

La biomasse, plus d'un emploi « ENR » sur deux

En regardant dans le détail les chiffres de l'étude, on constate que ce sont les filières mobilisant de la biomasse (bois énergie et méthanisation) qui sont amenées à être les plus génératrices d'emplois (57% du total des emplois dans les énergies renouvelables en 2050). C'est le cas en particulier « des emplois permanents comme des emplois de gestion, d'entretien et de maintenance des équipements et installations », précise l'Ademe. Suivent les pompes à chaleur (un peu moins de 10 000 emplois), le solaire et l'éolien.

Les énergies renouvelables ne sont pas le seul segment étudié. Deux autres secteurs, le bâtiment et les transports, ont été observés à la loupe dans l'optique d'aider à l'amplification de la « Troisième révolution industrielle », annoncée dès 2013 dans les Hauts-de-France et qui a débouché, fin 2017, sur la création de la mission « Rev3 ». Celle-ci a pour objectif de coordonner les équipes qui vont travailler à amplifier cette troisième « révolution industrielle » sur le territoire régional, avec pour axes principaux la transition énergétique et le numérique, pour dix « grands projets structurants ».

Le rapport de l'Ademe s'est donc penché sur la rénovation énergétique des bâtiments : ici, ce sont 2 800 nouveaux emplois (gain net) qui pourraient être gagnés entre 2015 et 2050. Côté mobilité, « près de 6 000 emplois directs pourraient être liés à l'utilisation des véhicules électriques particuliers et de bornes de recharge », note l'Agence.

Pour rappel, la région s'est fixée pour objectif de réduire sa consommation énergétique 60% d'ici 2050, pour 100% d'énergies renouvelables utilisées.

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