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La belle cote du vélo électrique

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(Crédits : Pixabay)
Des plus en plus de Français se laissent tenter par le vélo à assistance électrique, dont les ventes tirent désormais celles du marché du cycle. Et ce, malgré un prix moyen qui demeure élevé.

Les coureurs du Tour de France, qui s'élance ce samedi de l'île de Noirmoutier, n'y auront évidemment pas droit. L'assistance électrique, pourtant, dans certains cols, les aiderait bien ! Si LA course de référence en matière de cyclisme fait toujours pédaler ses concurrents à la seule force du mollet, côté pratique de tous les jours, les temps semblent changer.

Les derniers chiffres en date, publié au début du printemps par l'Union Sport &Cycle en attestent. Il s'est en effet vendu en France 254 870 vélos à assistance électrique contre... 134 000 « seulement » en 2016 ! Il s'en vendait également 38 000 en 2010. Une croissance très forte pour ces modèles qui ont plutôt bonne réputation : il est difficile de trouver quelqu'un qui s'y est essayé et qui n'a franchement pas aimé.

A tel point que l'Union Sport & Cycle qualifie le dynamisme du marché du « VAE » de « véritable révolution culturelle qui traverse la vie des Français », sur des ventes de vélo globalement en hausse de 10% entre 2016 et 2017 (tous modèles confondus).

Plus lourd et plus cher... mais il cartonne

Les vélos électriques, plus lourds que leurs homologues traditionnels, sont équipés d'un moteur électrique, dont la loi limite la puissance (250 W) comme la vitesse (25 km/h). Leur autonomie varie entre 25 et jusqu'à 100 kilomètres, en général, à pleine charge. Ce qui est largement suffisant pour la majorité des usages, l'utilisation du moteur restant à la discrétion du cycliste et ne sert vraiment que dans les côtes. Sachant, toutefois, que logiquement plus l'engin doit « forcer » (pente ardue, poids important du cycliste) plus il tire sur sa batterie et plus son autonomie diminue.

Le vélo électrique n'a pas que la cote en ville, où il reste le plus utilisé. Le VTT à assistance électrique aussi tire son épingle du jeu. Pas moins de 35 340 modèles se sont vendus en France l'an dernier (+72% sur un an !), sur un segment où la plupart des grands « constructeurs » se sont positionnés et disposent d'une offre.

La pratique se répand de telle sorte que des incitations ont été mises en place par l'Etat (jusqu'à 200 euros de réduction à l'achat) afin de palier un prix qui reste élevé : 1 564 euros en 2017, selon le rapport annuel de l'Union Sport & Cycle. C'est plus qu'un vélo de course (1 404 euros) et beaucoup plus qu'un vélo traditionnel (339 euros pour un vélo de ville).

Un bel investissement qui, paraît-il, en vaut la chandelle.

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