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Quelles technologies utilisent les bornes de recharge rapide ?

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(Crédits : DR)
Les bornes « fast charge » permettent de recharger 80% de la batterie d’un véhicule électrique en moins de 30 minutes. Un marché se développe où coexistent plusieurs technologies.

Sur les 14 000 zones de recharge identifiées par le site Chargemap, 6,6% sont des bornes de recharge rapide ou « fast charge ». Si cette part reste faible, l'intérêt des constructeurs pour ces infrastructures ne se dément pas. Une borne classique charge, au maximum, 43 kW en courant alternatif, tandis que les recharges rapides peuvent fournir une puissance de 120, voire 150 kW en courant continu. Porsche ou Tesla anticipent même l'arrivée de bornes à 350 kW. Reste, désormais, à trancher la question de la prise pour laquelle différents standards sont disponibles. Le point sur les systèmes en cours d'exploitation et à venir.

Combined Charging System ou CCS Combo

Comme son nom l'indique, le standard européen présent sur les modèles conçus par Volkswagen, BMW, Ford ou Porsche, possède l'avantage de combiner sur la même connectique une charge en courant alternatif (il se substitue alors à une prise type 2) et en courant continu. Selon la carte CCS Map, plus de 4 000 bornes proposent ce type de prise en Europe. Les derniers grands projets continentaux autour du « fast charge » (Terra High Power d'ABB, Ionity) se construisent d'ailleurs avec cette solution. Seul hic : pour l'instant, Tesla ne fournit pas de prise compatible ni d'adaptateur CCS Combo sur ses modèles.

CHAdeMO

Plus ancienne que la prise « Combo », la norme CHAdeMO (contraction de « charge » et « move ») vient du Japon, pays où elle est largement déployée. Les modèles compatibles sont donc essentiellement produits par des constructeurs japonais comme Nissan, Mitsubishi ou Kia. Contrairement à son homologue européen, elle ne fonctionne que sur courant continu et nécessite donc d'être couplée avec une autre prise en alternatif sur les modèles où elle est présente. Cela ne freine en rien son développement puisqu'on compte déjà plus de 17 000 bornes intégrant cette norme dans le monde, dont 6 000 en Europe.

Tesla Supercharger

Habituée à faire cavalier seul, la société d'Elon Musk possède sa prise et son propre réseau de charge baptisé « Supercharger ». Contrairement aux autres bornes, qui n'offrent pas toujours une puissance maximale, l'infrastructure Tesla propose d'office 150 kW, ce qui permet de récupérer 270 kilomètres d'autonomie en seulement 30 minutes de charge. Très dense, le réseau Tesla compte plus de 1 200 stations dans le monde (dont une cinquantaine en France, fin 2017). Outre sa légèreté comparée aux autres modèles, cette connectique dispose d'un adaptateur CHAdeMO. À long terme, Tesla envisage toutefois de fournir, sur ses modèles, une prise adaptée aux normes régionales en plus de sa prise « maison », comme c'est déjà le cas en Chine.

Bientôt une fast charge « sans contact » ?

Nul ne sait si ces normes vont continuer à cohabiter ou bien si l'une d'elles va s'imposer. Elles pourraient même disparaître si la recharge de demain se faisait sans câble, ni prise. Imaginez : vous garez votre véhicule électrique et il se recharge automatiquement par induction avec la borne. Depuis 2009, la société américaine Evatran teste cette technique sur différents modèles. Commercialisé aux Etats-Unis et compatible avec la Tesla S ou la BMW i3, ce système n'a pour l'instant pas dépassé les frontières américaines. De son côté, Renault teste une recharge dynamique, en partenariat avec le spécialiste des technologies sans fil Qualcomm, dans le cadre du projet Fabric. Objectif : placer des bandes de recharge sur la voie, afin que le véhicule engrange de l'énergie en roulant.

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