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Photovoltaïque en milieu urbain : où en est-on  ?

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(Crédits : mrnovel 80 - Fotolia.com)
Que ce soit en France ou en Allemagne, le développement des initiatives en faveur de l’énergie photovoltaïque en milieu urbain montre un réel intérêt de la part des institutions locales comme des acteurs économiques. Dans les petites comme les très grandes métropoles, l’énergie solaire a un rôle essentiel à jouer en matière de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique.

Six milliards de personnes dans les villes à l'horizon 2030

En France comme à l'échelle mondiale, le constat selon lequel le photovoltaïque est encore très peu développé est sans appel : dans l'Hexagone, l'intégralité des bâtiments du tertiaire et de l'habitat résidentiel représente 45 % de la consommation totale d'énergie primaire. Et au niveau mondial, les besoins en énergie des bâtiments sont quant à eux assurés à 87 % par des ressources fossiles carbonées comme le pétrole ou le gaz.

Toutefois, la transition énergétique est en marche. Ainsi, une nouvelle directive européenne impose que toute nouvelle construction érigée après le 1er janvier 2020 soit à énergie positive, c'est-à-dire qu'elle produise davantage d'énergie qu'elle n'en consomme.

L'avenir de l'énergie solaire en ville réside-t-il dans l'interconnexion ?

La solution permettant d'accélérer le développement de l'énergie photovoltaïque pourrait résider dans les systèmes d'interconnexion et de stockage. En effet, puisque l'énergie issue des rayons lumineux est intermittente (produite uniquement en journée), l'énergie solaire doit être soit conservée soit convertie en électricité, par exemple.

Une autre solution en ville pourrait être de distribuer l'énergie solaire en temps réel, vers des bâtiments d'un même quartier, ou à l'échelle de la ville, afin de ne rien en perdre.

Actuellement, le principal frein au développement du photovoltaïque en ville réside dans la méconnaissance de l'énergie solaire. Ainsi, des éléments extérieurs tels que la pollution atmosphérique ou des îlots de chaleur entrainent une baisse de rendement en plus d'une usure prématurée des panneaux. Autre défi qu'il faudra relever, une meilleure organisation des bâtiments afin de diminuer les zones d'ombre.

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Commentaires
a écrit le 02/07/2019 à 12:35 :
Stupide photovoltaïque aliénant aux terres rares chinoises!
En revanche, intelligent est le solaire thermique avec dalle de chaleur pour le stockage et moteurs Stirling pour transformer l'énergie fatale en électricité...
Coût 2019 du photovoltaïque, 142 euros du MWh!
Coût du solaire thermique, entre 20 et 30 euros du MWh!
Allo Houston, y a un gros problème, qui pilote la navette?
La technoploutocratie nucléorépublicaine, favorisant l'atome grâce à nos impôts par le biais d'une fausse concurrence non compétitive constituée de l'éolien et du photovoltaïque...
révolution énergétique soi-disant intelligente...
a écrit le 02/07/2019 à 11:21 :
Le photovoltaïque est et restera une énergie d'appoint, un gadget qui ne saurait se généraliser en raison de nombreuses limitations physiques. On peut comprendre les vendeurs de panneaux qui souhaiteraient en vendre un maximum pour arrondir leurs fins de mois. Croire que le photovoltaïque et l'éolien sont des solutions pour nourrir notre système économique sans le réformer est de l'utopie ou de la bêtise pure.

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