Smart Energies : le stockage de l'énergie en question
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Malp - Fotolia.com
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Petit tour d'horizon avec Grégoire Cortot, responsable des conférences chez Corp Agency, société organisatrice de Smart Energies.
Grégoire Cortot : Nous avons été le premier événement, en France, à faire le lien entre réseau numérique et réseau énergétique (Smart Grids Paris 2011). Smart Energies a donc une légitimité certaine auprès des professionnels du secteur. Cela en fait l'un des événements majeurs de la scène énergétique française.
G.C. : C'est un événement spécialisé, qui est destiné à un public de professionnels avertis. Il est par conséquent peu abordable pour le citoyen lambda. Notre volonté est de mettre en lumière, chaque année, les projets les plus innovants de la filière énergétique. Les créateurs et entreprises innovantes y sont donc nécessairement très représentés. Mais pas seulement. Nous y retrouvons également des entreprises de taille plus importante, bien implantées dans le paysage énergétique et très friandes de nouveautés, ainsi que des collectivités territoriales en recherche de solutions performantes.
G.C. : L'arrivée de l'intelligence artificielle dans le monde médiatique, voir sa surmédiatisation, a clairement orienté les nouvelles innovations dans le secteur. Mais la technologie n'est pas une fin en soi. C'est d'ailleurs un élément marquant de cette édition 2019 : le mythe du tout numérique perd de sa superbe. Nous voyons poindre beaucoup d'interrogations de la part des industriels et des utilisateurs de solutions. La blockchain fait également son bout de chemin, particulièrement dans la certification des productions de renouvelables.
G.C. : La question la plus prégnante depuis quelques années est celle du stockage. On ne peut sérieusement penser une transition énergétique uniquement sur la base de productions intermittentes. Le cas de l'Allemagne -qui produit la majeure partie de son électricité au charbon- est un cas d'école d'une transition plus émettrice de CO2 que par le passé. Le stockage est à ce titre l'unique solution pour rendre le renouvelable pilotable et réellement peu émetteur. Il n'est alors pas nécessaire d'avoir une production d'appoint via des énergies fossiles lorsque le soleil ne brille pas ou que le vent ne souffle pas. Nous aurons le plaisir d'accueillir cette année plusieurs entreprises ayant fait du stockage de l'énergie leur priorité, en particulier la très médiatisée et porteuse d'espoir Energy Vault, qui a travaillé sur le stockage par tour de béton.
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G.C. : Nous nous adaptons aux attentes de notre public de professionnels, dans sa diversité et ses problématiques propres. Ce qu'ils cherchent avant tout, c'est de l'information qu'ils ne peuvent trouver par ailleurs. La diffusion de contenus via des tables rondes, keynotes, et ateliers est donc effectivement une composante essentielle de nos événements.
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