Le Medef demande aux patrons de signaler les éventuelles radicalisations de salariés

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Les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, sont plus sensibilisés que d'autres quant au risque de radicalisation religieuse, selon le vice-président du Medef.
Les "secteurs à forte intensité de main-d’œuvre", sont plus sensibilisés que d'autres quant au risque de radicalisation religieuse, selon le vice-président du Medef. (Crédits : AFP)
Le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux demande aux chefs d'entreprise de signaler à la police les signes avant-coureurs de radicalisation religieuse chez un salarié. Il a estimé néanmoins que, dans le monde l'entreprise, de telles situations sont rares.

Un responsable du Medef a conseillé mardi 17 novembre aux chefs d'entreprises qui décèleraient des signes avant-coureurs de radicalisation religieuse chez un salarié de les signaler à la police, tout en soulignant que ces cas restaient exceptionnels. Si "quelqu'un refuse de travailler sous les ordres d'une femme ou de serrer la main d'une femme, (...) là le devoir du chef d'entreprise, après avoir fait les remarques nécessaires, c'est de signaler à la police ce comportement", a estimé le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, au micro de France Info.

Le responsable patronal a insisté sur le caractère exceptionnel de telles situations: "Dans la très grande majorité des cas, c'est le fait d'avoir un travail, de gagner sa vie, de pouvoir progresser qui intègre et c'est quand on n'est pas au travail (sic) qu'on peut basculer". Mais "il y a quelques cas de gens qui sont intégrés au travail et qui se radicalisent". Pour éviter ce type de comportement, le Medef "a publié il y a quelques mois un guide de bonnes pratiques".

    Lire >> Y a-t-il un risque de radicalisme religieux en entreprise ?

"Secteurs à forte intensité de main-d'œuvre"

Selon le vice-président du Medef, les secteurs où il y a une forte proportion de gens issus de l'immigration sont "plus sensibilisés que d'autres", citant les "secteurs à forte intensité de main-d'œuvre, par exemple dans la sécurité ou dans certains entrepôts".

Geoffroy Roux de Bézieux réagissait après avoir été interrogé sur le cas de Samy Amimour, l'un des kamikazes responsables du carnage du Bataclan, qui avait travaillé quelques mois à la RATP jusqu'en 2012.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 18/11/2015 à 21:06 :
Mais oui, c'est très rare, on y croit tous autant que vous. D'ailleurs, l'important c'est quand même qu'ils ne soient pas chers du tout, n'est-ce pas ... Allez, à quand le remplacement des patrons du CAC 40 par des migrants certes peut-être (bien que rarement) islamisés mais tellement moins chers ?
a écrit le 18/11/2015 à 18:34 :
le medef ou ses racines est largement complice de la venue massive de main d'oeuvre à bas coût et non intégrable dans notre civilisation ; il semble découvrir que ce qui a contribué à sa fortune pourrait faire sa faillite c'est l'effet boomerang !
a écrit le 18/11/2015 à 18:06 :
Bien sûr le sexisme religieux, ce n’est pas grave…je crois qu’un vrai « chef » est là aussi pour sanctionner toute forme de discrimination au nom de l’égalité professionnelle …Cela ne serait que l’application déontologique de la loi récemment révisée…Si, un homme n’est pas capable d’intégrer un groupe mixte qu’il parte ce n’est pas à la victime de s’en accommoder, surtout si ce type est dans sa hiérarchie, ce n’est pas une remontrance qui modifiera une posture culturellement misogyne…Un peu de décence dans vos propos, certains dirigeants n’ont pas attendu le réponse pénale pour sanctionner les débordements syndicalistes....Etrange parti pris ,très androcentré ,du MEDEF qui renvoie la question a la liberté de bien se comporter……Ficher ?? Individu, Bien connu des services de police mais aussi de la direction pour son comportement il est vrai « un peu rude » envers les femmes Comme dans l’agression du métro « Ce Monsieur vous importune dit le gentil employé, sourire en coin, pourquoi j’interviendrais : Y A PAS MORT D’HOMME »
a écrit le 18/11/2015 à 17:49 :
Simple gesticulation de ce syndicat. La radicalisation en entreprise commence lorsque des lieux de culte sont implantées dans les locaux, et que des horaires sont aménagées pour s'y rendre. L'entreprise est un bien social (c pour cela que ça s'appel "société") ou la laïcité ne doit faire l'objet d'aucune exception. C'est une règle qui a fait ses preuves, et qui ne doit pas fléchir devant aucune dérive sectaire.
a écrit le 18/11/2015 à 15:33 :
Moi je, surveille mes 5 millions de camarrades, LOL
a écrit le 18/11/2015 à 13:07 :
Un air de déjà vu avec un arrière goût de délation
a écrit le 18/11/2015 à 10:58 :
Esprit de Vichy es tu là. Le Medef a du mal à effacer ses pratiques ancestrales.
A quand la dénonciation des entreprises françaises susceptibles de commercer avec DAESH.
A quand la dénonciation des entreprises françaises qui commercent avec les Emirats Arabes, les dictateurs africains, les dictateurs d'Amérique du Sud et tous les pays qui bafouent les droits des travailleurs.
Réponse de le 18/11/2015 à 11:41 :
@faire la difference: 1) on travaille en entreprise pour gagner sa vie et celle de sa famille, pas pour faire de la propagande pour ses copains, merci. 2) quand pars-tu pour la Syrie ?
a écrit le 18/11/2015 à 9:50 :
Le medef n'a malheureusement rien à recommander aux services publics type RATP et autres où les débordements sont connus mais "ignorés" de la hiérarchie..
Réponse de le 18/11/2015 à 15:26 :
C'est vrai ça, les services publics montrent-ils toujours l'exemple ? respectent-ils toujours le droit ?

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