Le Carrefour City gare Saint-Lazare ne sera plus ouvert jusqu'à 23 h ni le dimanche

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Et un de plus! Après Sephora sur les Champs Elysées et Monoprix, au tour d'une nouvelle enseigne de distribution de se voir imposer un couvre-feu. Le supermarché Carrefour City de la gare Saint Lazare dans le IXe arrondissement de Paris ouvrait jusqu'alors ses portes jusqu'à 23 heures. Il devra baisser le rideau deux heures plus tôt et le dimanche, suite à une décision du Tribunal de grande instance de Paris.
"9 emplois supprimés"
Le responsable de ce magasin franchisé affirme dans un communiqué publié ce mercredi que cette décision aura " pour conséquence une suppression de neuf emplois, tous volontaires pour travailler le dimanche et le soir après 21 heures, et une perte de plus d'un quart du chiffre d'affaires". Le magasin a fait appel de cette décision. Mais en attendant, il devra s'y conformer. La supérette accueillerait 2.600 clients tous les dimanches et 300 clients après 21 heures.
Le groupe Carrefour a de son côté apporté son soutien à l'entreprise qui porte son enseigne. Sa direction juge que "cette décision montre à nouveau l'incohérence de la réglementation concernant l'ouverture des magasins à dominante alimentaire le dimanche et le soir, sujet qui sera abordé dans le cadre de la mission confiée" à Jean-Paul Bailly ancien patron de la Poste et de la RATP. Chez son concurrent Monoprix, certains Daily Monop' ouvrent encore le soir après 21h00 et le dimanche tandis que les supermarchés Monoprix ont été condamnés à fermer.
A l'origine de la plainte ayant aboutit à cette décision: l'intersyndicale Clic-P (CGT, CFDT, Sud) qui a porté dans les prétoires sa lutte contre les ouvertures la nuit et le dimanches. L'organisation compte d'ailleurs demander la fermeture de "l'ensemble des supérettes parisienne en infraction".
Or l'interprétation de la réglementation fait justement débat. Dans le cas de Sephora par exemple, certains salariés et les commerçants estiment que, comme le prévoit la loi, l'ouverture de leurs boutiques la nuit est justifiée par le fait qu'elle répondrait aux "nécessités techniques et économiques". Mais il est bien mentionné qu'elle doit rester "exceptionnelle". De leurs côté les syndicats pointent les problèmes de santé que peut engendrer le travail nocturne pour les employés. Le juge a tranché en faveur de ces derniers. Cependant, au gré des condamnations et des coups d'éclat, les appels à modifier la loi se multiplient.
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