Le propriétaire de Caddie en redressement judiciaire

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Michel Rességuier, le PDG d'Altia l'a confirmé ce lundi : son groupe a bien été placé en redressement judiciaire vendredi, et ce, à sa propre demande.
Il a expliqué cette décision :
Le PDG avait déjà évoqué fin juin la solution du redressement judiciaire, y voyant une "mesure de sauvetage".
Fin février, l'entreprise Caddie accumulait, à elle seule des dettes auprès de l'Urssaf, des caisses de retraites et du trésor public pour charges sociales impayées, de l'ordre de 1,439 million d'euros.
La quasi-totalité des entreprises du groupe sont concernées par la procédure, à l'exception de deux d'entre elles: Normatec, un sous-traitant de pièces métalliques pour l'aéronautique, et la Holding Altia Finances.
Trois sites situés dans l'Ouest ont par ailleurs été placés en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Angers, avec poursuite d'activité jusqu'au 30 septembre. Il s'agit d'Altia Metal & Plastic Development et d'Altia Angers, situés à Ecouflant, près d'Angers, et d'un site de 48 salariés à Chasseneuil-du-Poitou, dans la Vienne.
"Ces filiales ont été rachetées par Altia alors qu'elles étaient en plan de continuation d'activité. En cas de nouveau problème de trésorerie, elles sont donc mises en liquidation avec poursuite d'activité", détaille Michel Rességuier.
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Trois autres entreprises, jugées les plus vulnérables, ont été mises en redressement judiciaire avec une période d'observation d'un mois, jusqu'à fin août. Il s'agit des sites du Mans qui emploie 142 personnes, de Montreuil-Bellay et de Montoire.
La banque publique Bpifrance, actionnaire à 20% d'Altia, avait donné son accord fin mai pour un refinancement du groupe en difficulté, qui emploie en tout environ 3.000 personnes.
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