Carrefour et Tesco nouent un partenariat stratégique sur les achats

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Pour Carrefour, il s'agit du troisième partenariat d'ampleur signé en six mois, après ceux avec le géant chinois Tencent et l'Américain Google.
Pour Carrefour, il s'agit du troisième partenariat d'ampleur signé en six mois, après ceux avec le géant chinois Tencent et l'Américain Google. (Crédits : Regis Duvignau)
Le distributeur français Carrefour et Tesco, le numéro un britannique des supermarchés, ont annoncé ce lundi 2 juillet leur intention de signer un partenariat stratégique portant sur les achats en commun de produits pour leurs marques propres et de biens non marchands. Objectif : doper la compétitivité des deux groupes en profitant d'un effet de volume pour obtenir des prix toujours plus bas.

Carrefour intègre un partenaire de plus dans ses coopérations à l'achat. Après avoir fait alliance avec le géant chinois Tencent et l'Américain Google, le distributeur français a annoncé ce lundi 2 juillet qu'il va nouer un partenariat stratégique de long terme avec son homologue britannique Tesco. Cet accord, qui concerne "l'achat en commun de produits de marque propre (MDD) et de biens non marchands", hors produits frais, devrait être "finalisé dans un délai de deux mois".

Pour l'heure, aucun élément chiffré n'a été communiqué par les deux groupes.

Objectif pour Carrefour : un tiers du chiffre d'affaires généré par les produits de marque distributeur

Pour Carrefour, dont l'assortiment en magasins comporte environ 25% de produits en MDD (c'est-à-dire des produits de marques de distributeur), négocier avec Tesco auprès des grands industriels pour mutualiser leurs achats permettra non seulement de réduire les coûts, mais également de faire passer ce pourcentage à 33%, deux objectifs annoncés par son Pdg Alexandre Bompard, le 23 janvier, dans le cadre de son plan stratégique. Ni plus ni moins, l'enseigne française s'est donnée comme objectif que réaliser un tiers de son chiffre d'affaires avec des produits sous la marque Carrefour d'ici à 2022.

Chez le groupe britannique, qui a enregistré un bénéfice net confortable de 1,2 milliard de livres lors de l'exercice comptable 2017-2018, les produits de marques de distributeur représentent près de 50% de ses ventes.

Un temps en difficulté, victime de la concurrence des enseignes classiques et des hard-discounters, Tesco commence à tirer avantage du lancement de 2.850 produits sous sa propre marque, une politique qui s'inscrit dans le cadre ambitieux de la mise en rayon d'un total de 10.000 nouvelles références.

Troisième partenariat pour Carrefour en six mois

Si le britannique n'a jamais conclu d'accord de ce type, ce n'est pas le cas pour son homologue française. Depuis six mois, Carrefour a engagé un plan de réduction des coûts et de réorientation stratégique, en multipliant les partenariats d'ampleur notamment avec le géant du numérique chinois Tencent et l'Américain Google.

Plus tôt, la distributeur a signé des accords de coopérations d'achat avec Système U pour les grandes marques internationales vendues en France, et le groupe Fnac-Darty sur les produits électroménagers et électroniques grand public.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 04/07/2018 à 12:39 :
Après avoir publié des résultats très peu convaincants ces derniers mois et avoir été impliqué dans l'affaire des "Panama Papers", la banque Degroof Petercam fait appel à des "rabatteurs" d'affaires d'un genre particulier. Notamment en France. En contre-partie, ces hommes d'affaires peuvent utiliser la banque et ses services pour couvrir leurs activités et masquer des transaction peu morales, voir plus.

M. Georges Plassat, ex dirigeant du groupe Carrefour, en fait partie. Il va ainsi pouvoir récupérer les montants auxquels il aurait prétendument renoncés. Grace à M. Alexis Meeùs, administrateur de la Banque Degroof en France, Georges Plassat va opérer en toute tranquillité et immoralité. Il va aussi en faire bénéficier ses relations. La banque Degroof Petercam, chevalier blanc qui veut être un exemple éthique, a semble-t-il d'autres priorités... et peu de cohérence.

J. de Coninck / Juillet 2018
a écrit le 04/07/2018 à 8:48 :
Plutôt que de nouer un "partenariat" avec un concurrent, pourquoi de pas nouer directement des alliances avec les fournisseurs stratégiques de MDD? dans l'industrie, la co-opération verticale fonctionne souvent, pourquoi ne pourrait-il pas en être de même dans la grande distribution et les FMCG?

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