Casino : l'examen par la justice du plan de sauvetage de nouveau reporté
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Le plan de sauvegarde de Casino sera audiencé par la Cour d'appel de Paris le 13 novembre prochain.
Stephane Mahe
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Le plan de sauvegarde de Casino sera audiencé par la Cour d'appel de Paris le 13 novembre prochain.
Stephane Mahe
Il faudra encore patienter. Alors que le plan de sauvetage de Casino devait être examiné ce mercredi, la cour d'appel de Paris a renvoyé l'audience au mercredi 13 novembre. Déjà fin septembre, le tribunal avait repoussé l'audience à la fin octobre. Les avocats de Casino (Monoprix, Franprix, CDiscount, Naturalia) et des salariés ont expliqué devant la cour avoir prévu de se réunir lundi prochain pour « finaliser le protocole », sollicitant ainsi un « dernier renvoi » de l'audience.
« L'accord de principe » trouvé porte notamment sur l'indemnisation dite supra-légale et sur les congés de reclassement dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi annoncé fin avril. Ce plan pourrait concerner plus de 3.000 postes, selon les syndicats. Un accord accouché dans la douleur alors que les salariés du distributeur avaient attaqué en justice le plan de sauvegarde accélérée tel qu'adopté par le Tribunal de commerce de Paris. Ils estimaient que le plan validé par la justice ne respectait pas « le droit des procédures collectives » ni « les intérêts des salariés ».
Fin 2022, Casino employait encore quelque 200.000 personnes dans le monde, dont 50.000 en France, avant de multiplier les cessions. En juillet, le distributeur a notamment annoncé la vente de 66 magasins grand format au groupement Les Mousquetaires et Auchan Retail. Casino va également céder, pendant ce second semestre 2024, pour au moins 200 millions d'euros d'actifs immobiliers à la société de gestion Tikehau Capital. A présent, ses effectifs sont passés sous les 30.000 salariés avant même le PSE en cours de discussion.
La chute brutale de l'entreprise a été précipitée par son endettement devenu insoutenable et la mauvaise stratégie de son patron, Jean-Charles Naouri. Le sauvetage est passé par une reprise d'un consortium emmené par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. Des investisseurs qui vont avoir fort à faire pour redresser la barre : les ventes du distributeur ont reculé de près de 6% au premier semestre 2024 à 4,2 milliards d'euros.
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Dans son livre Une sacrée envie de foutre le bordel, paru en septembre, l'entrepreneur revient sur cet épisode : « Si je reprends la manière dont s'est déroulé le dossier Casino, c'est exactement la France que je déteste, la France d'un autre temps. »
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(Avec AFP)
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