La Cité du cinéma de Luc Besson dans le collimateur de la justice

 |   |  434  mots
la Cité du cinéma a été inaugurée en 2010 en Seine-Saint-Denis, près de Paris.
la Cité du cinéma a été inaugurée en 2010 en Seine-Saint-Denis, près de Paris. (Crédits : DR)
Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris sur les conditions de financement de la construction et du fonctionnement de la Cité du cinéma, créée par le réalisateur Luc Besson.

Les gérants de la Cité du cinéma sont-ils coupables de "détournement de fonds publics et de recel de ce délit"? C'est ce que devra déterminer une enquête préliminaire ouverte ce 19 décembre par le parquet de Paris. La justice va observer de plus près les conditions de financement de la construction et du fonctionnement de cette structure, inaugurée en septembre 2012 en Seine-Saint-Denis, par l'homme de cinéma Luc Besson.

Des agissements susceptibles d'êtres reconnus comme illégaux.

Diligentée lundi et confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales de la police judiciaire, cette enquête fait suite à un signalement de la Cour des comptes. Dans une "note confidentielle" révélée mi-novembre par Le Parisien, les "Sages" de la rue Cambon avaient soupçonné des agissements susceptibles d'êtres reconnus comme illégaux.

>> Cité du cinéma: la Cour des comptes évoque un éventuel détournement de fonds

Europacorp, la société de Luc Besson, s'était alors vivement indignée de cette mise en cause "indue" de la Cour des comptes et relevait n'avoir "été interrogée par personne". EuropaCorp avait déploré "que cette magnifique réalisation soit prise en otage pour des règlements de compte politiques".

Un partenariat public-privé

Le montage financier de la Cité du cinéma avait été bouclé en 2008 : 170 millions d'euros, dont 140 millions pour l'achat du foncier, détenu à 100% par la société Nef-Lumière (75% la Caisse des dépôts, 25% Vinci) et 30 millions pour la construction des plateaux de tournage via différentes sociétés de Luc Besson et Quinta communications, le groupe du producteur et homme d'affaires tunisien, Tarak Ben Ammar.

Selon Europacorp la Cité du cinéma "a été financée par un partenariat public-privé (La Caisse des Dépôts et le Groupe Vinci) et c'est ce modèle de financement qui a permis sa réalisation - sans l'intervention financière de la Seine-Saint-Denis". Les sages de la rue Cambon s'étaient à ce sujet étonnés d'un tel engagement de la Caisse des Dépots à qui, selon certains, on aurait forcé la main (et de citer la proximité de Christophe Lambert, le numéro 2 d'Europacorp, avec Nicolas Sarkozy alors à l'Elysée).

Les concepteurs de la Cité du Cinéma affichent l'ambition d'en faire un "Hollywood à la française", le complexe permettant la production en France de films de A à Z. Ce pôle cinématographique souhaite être le concurrent de Cinecittà à Rome, de Pinewood à Londres  ou de Babelsberg à Berlin.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/12/2013 à 11:59 :
Et cette Cité du cinéma, dégage-t-elle des bénéfices ?
Telle est la question qu'il faut se poser. Pour une fois qu'il se trouve un homme qui veut redonner au cinéma français ses lettres de noblesse, il serait dommage de lui mettre des bâtons dans les roues.
Au delà des inimitiés politiques, ce qu'il faut voir, c'est l'aboutissement d'un projet culturel prometteur.
a écrit le 20/12/2013 à 9:29 :
Chasse aux sorcières, règlement de comptes politiques systématiques, justice rouge à la botte, condamnations et dénigrements publics où accusation vaut culpabilité et execution immédiate...
Les techniques de Hollande sont directement inspirées de la grande époque stalinienne...
Dommage, pour une fois qu'on avait une belle et grande ambition.... et des bons films français !
Encore une fois, il faut que Hollande casse tout ce qui fonctionne encore un peu dans le pays (c'est à dire ce qu'il ne controle pas)
Réponse de le 20/12/2013 à 10:19 :
je vous conseille l'émigration vers l'Uruguay vous planez déjà pas mal
Réponse de le 20/12/2013 à 19:06 :
Il a parfaitement raison ouvrez les yeux;;c'est effectivement un régalement de compte politique. Hollande essaie par tous les moyens de casser l'image de Sarkosy.. il en a tellement peur. La preuve toute les procédure lancées contre lui de prêt ou de loin.Quand hollande partira je doute que le nouveau pouvoir ait aussi peur politiquement de lui. Bien cordialement
a écrit le 20/12/2013 à 8:38 :
Luc, tu n'aurais jamais dû d'embarquer avec des politiques, sa fini toujours mal...
Ta passion du cinéma n'est pas compatible avec leurs passions du pouvoir et de l'argent !
a écrit le 19/12/2013 à 21:27 :
La noblesse technocratico-politique n'a aucune limite pour nous voler...
a écrit le 19/12/2013 à 21:13 :
Et allez encore un pote a tsarko, on comprend jour après jour ou sont passés les milliards de dette
Réponse de le 20/12/2013 à 10:25 :
Le souci, c'est que pour l'instant, les accusations sont nombreuses mais il n'y a aucune preuve. Toutes les affaires tombent à l'eau une à une. Ce type de règlement de comptes est extrêmement moche de la part de la gauche et d'une partie de la magistrature. Cela finira très mal. Woerth, Betancourt... sans parler des faux concernant la Lybie qui sont en train de totalement décrédibiliser Médiapart.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :