A partir du 1er octobre, Airbnb va collecter la taxe de séjour à Paris

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La capitale française est le premier marché du groupe en termes de logements proposés, avec 50.000 annonces.
La capitale française est le premier marché du groupe en termes de logements proposés, avec 50.000 annonces. (Crédits : Reuters Christian Hartmann)
Le site de location d'appartements collectera directement la taxe de séjour à Paris pour le compte de ses hôtes à partir du 1er octobre. Le géant américain a également fait part de son intention de généraliser progressivement ce système à d'autres villes françaises.

Dans un communiqué en date du 25 août, le site de location d'appartements créé en 2008, a annoncé que la taxe de séjour en vigueur pour les sites de location d'appartements en ligne depuis le 1er mars sera désormais collectée directement par la plate-forme.

"Une nouvelle ligne apparaîtra sur le reçu des voyageurs. D'un montant de 0,83 euro par nuit et par voyageur, elle correspond à la taxe pour la catégorie meublés touristiques non classés. Il inclut la taxe municipale et la taxe départementale", détaille Airbnb dans son communiqué.

Les particuliers avaient déjà l'obligation de s'acquitter de la taxe de séjour pour les locations de courte durée, mais c'est un décret publié au Journal Officiel le 31 juillet qui donne la possibilité aux sites comme Airbnb de collecter directement cette taxe.

"Nous sommes fiers de lancer ce processus fiscal simple et efficace dans notre première destination mondiale, et de permettre ainsi à Paris de mieux percevoir cette importante source de revenus de la part de nos voyageurs", assure Nicolas Ferrary, directeur France d'Airbnb dans ce communiqué.

Entre Paris et Airbnb, les relations se réchauffent

"Nous saluons cette avancée que nous demandions de longue date et qui vient renforcer la justice entre les différents acteurs de l'hébergement touristique", a souligné dans un communiqué Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris en charge du tourisme. L'élu parisien a toutefois demandé à Airbnb d'avancer "sur le respect des conditions de mise en location saisonnière".

Critiqué pour concurrencer les hôtels et favoriser les locations courtes durées non déclarées, le site américain avait fait part en février de sa volonté de collaborer avec la Ville de Paris notamment pour la collecte de la taxe. "Certains abus ont été constatés, comme la dissimulation de meublés touristiques en logement d'habitation", a expliqué Jean-François Martins.

Paris, la ville qui propose le plus d'annonces sur Airbnb

En mai, les services de la Ville de Paris avaient lancé une opération "coup de poing" contre des locations touristiques illégales notamment repérées sur des sites comme Airbnb - des logements ne constituant pas la résidence principale de leurs propriétaires et n'ayant pas reçu d'autorisation pour être loués de façon saisonnière.

Depuis la création du site, plus de 2 millions de voyageurs ont séjourné à Paris grâce à Airbnb. La capitale française est le premier marché du groupe en termes de logements proposés, avec 50.000 annonces.

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Commentaires
a écrit le 27/08/2015 à 12:17 :
La taxe de séjour, ce n'est ni anodin, ni encore moins négligeable.A titre d'exemple:
Milan juillet 2015 à l'hotel: 5 Euro par personne et par nuitée.Trois nuits à 4, pan
60 boules.
a écrit le 26/08/2015 à 17:00 :
Cette taxe de séjour est prélevée sur les vacanciers soit par les agences immobilières, soit par le propriétaire et reversée à l'administration fiscale. Dans une petite ville de cure bien connue de l'Orne, cette taxe est de l'ordre de 0,90 € p/jr et viens en sus du montant de la location. Il est donc normal que les locations passées par Airbnb supportent cette taxe. Une amie venue de Californie a trouvé un petit studio (vraiment petit) à Paris 12ème pour 50€ par jour qu'elle a loué pour 5 jours durant l'absence du couple parti en week end prolongé. Elle a échappé à un versement supplémentaire de 4 € 15, cette taxe de séjour n'étant pas encore entrée en vigueur. Il est normal que les clients de Airbnb ne soient pas dispensés de payer cette taxe puisque les clients, généralement français, de locations saisonnières dans les villes touristiques ou villes de cure paient cette taxe en sus du montant de leur location.
En allant sur le site de Aibnb rien que sur Paris, on est surpris par le nombre de propositions d'appartements de toute catégorie qui font concurrence au secteur hôtelier.
a écrit le 26/08/2015 à 15:21 :
On parle de 0.83€ .....Sur des factures de 50 ou 100€ ...!!! ça ne mérite vraiment pas de faire une révolution pour ça...et ce n'est que justice...les hoteliers payent bien impôts et taxes...
a écrit le 26/08/2015 à 8:18 :
La taxe de séjour, c'est bien une version adaptée 'morcelée' des impôts locaux que paient les habitants, mais pour les gens de passage ?
a écrit le 26/08/2015 à 8:15 :
apres avoir denoncé le racket de l'ecotaxe
voici a ce jour qe l'etat en remet une couche
a savoir la recolte des taxes de sejour en france ar une societe etrangere
c'est bien le pillage du pays organise par des politiques plus que vereux
Réponse de le 26/08/2015 à 9:25 :
T as rien compris!
a écrit le 25/08/2015 à 19:23 :
Je suis perdu. Il n'y a pas longtemps. Il y a eu une polémique car une société Franco-Italienne devait récolter l'eco-taxe, sauf erreur de ma part . Et là, une société américaine va récolter une taxe pour l'état Français. Personne ne réagit. Pas un politique. Incompréhensible.
Réponse de le 25/08/2015 à 23:36 :
Ca n'a aucun rapport. La taxe de séjour existe depuis un bout de temps, l'écotaxe était une nouveauté et si elle a capoté ce n'est certainement pas à cause de la nationalité d'un des exploitants mais parce politiquement elle n'était plus gérable. ("inventée" en période plus faste, elle allait encore plus pénaliser notre économie)
Réponse de le 25/08/2015 à 23:41 :
Il n'y a pas de polémique, les sociétés étrangères peuvent travailler en France et donc collecter des taxes comme la TVA ou la taxe de séjour! En fait elles en ont souvent l'obligation avant de la reverser à l'Etat. Et dans ce cas précis, c'est parce que les Français "oubliaient" de payer cette taxe.

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