« C'est un mauvais investissement, de ralentir l'investissement ! Le jour où les hôtels ne sont plus adaptés à la clientèle nationale et internationale, vous perdez de la clientèle...», s'efforce de convaincre Franck Louvrier, vice-président de la région des Pays de la Loire, en charge du tourisme, qui vient de refondre le Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs pour accompagner la filière vers de nouveaux horizons au cours des six prochaines années. Un secteur fragilisé par la crise sanitaire, dont les ressorts, maintenus en état par les plans de relance, devront néanmoins être en capacité de s'adapter aux nouvelles envies des consommateurs.
Si en 2021, l'économie des Pays de la Loire s'est, selon la Banque de France, distinguée « par une forte capacité de résilience, dans un contexte sanitaire difficile accompagné de tensions sur les coûts, les conditions d'approvisionnement et les recrutements », les mesures sanitaires ont eu un fort impact sur la filière du tourisme. Particulièrement dans l'hôtellerie-restauration, où les chiffres d'affaires ont baissé de -11,8%. « Mais les perspectives pour 2022 laissent apparaître un horizon dégagé pour les activités de services, dont le tourisme sera un fort levier de croissance », esquissait la direction régionale Pays de la Loire de la Banque de France, quelques semaines avant la guerre en Ukraine.
« Ce que l'on veut éviter, c'est un ralentissement ou un arrêt total des investissements dans le secteur du tourisme où près d'une entreprise sur deux, a contracté un PGE. Elles sont face à un mur de dettes qu'il va bien falloir rembourser d'ici à 2023. Certes, le tourisme a passé la vague de la crise sanitaire, mais il s'est fortement fragilisé », observe, de son côté, Franck Louvrier.