Dix aéroports européens ont demandé à Emirates d'ouvrir des vols de leur ville vers les Etats-Unis. C'est qu'a déclaré vendredi Thierry Antinori, l'Executif Vice President Chief commercial officer de la compagnie du Golfe, lors de son débat avec Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM, au Paris Air Forum, organisé par La Tribune. La dixième ville aurait fait sa demande il y a quelques jours.
Le transporteur du Golfe assure déjà depuis octobre 2013 une liaison entre Milan et New York en A380. Ces vols dits de "5ème liberté" sont extrêmement rares dans le transport aérien. Mais plusieurs pays européens auraient d'ores et déjà accordé cette possibilité à Emirates qui ne les a pas encore utilisés. Il y a deux ans, Thierry Antinori avait évoqué l'existence de ces droits au Royaume-Uni, au Benelux, en Scandinavie, et "potentiellement" en Allemagne.
Interrogé sur la possibilité de voir Emirates utiliser ce type de vols, Thierry Antinori a répondu que la compagnie restait pour l'instant sur son modèle économique de relier n'importe quelle région du monde à une autre en une seule escale, Dubai
Pour beaucoup d'observateurs, c'est l'ouverture de ce vol entre Milan et New York qui a fait prendre conscience aux compagnies américaines de la menace que pouvaient représenter les compagnies du Golfe sur leur activité. American, Delta, United sont encore largement moins impactés que les transporteurs européens par le développement des compagnies du Golfe.
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