• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceTransport & Logistique

Air France, Etihad, Emirates…, quel Yalta pour le transport aérien?

Photo de Fabrice Gliszczynski

Fabrice Gliszczynski

Publié le 20 mai 2015 à 08:38 - Mis à jour le 26 mai 2015 à 10:19

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 2

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 3

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 4

    Airbus, Destinus, MBDA, Safran et Thales veulent développer ensemble un système de défense aérienne contre les missiles balistiques

  • 5

    Jean-Brice Dumont (Airbus) va remplacer Eric Béranger à la tête du missilier MBDA

  • 6

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'essor phénoménal d'Emirates, Etihad et Qatar Airways chamboule les grands principes qui structuraient ce secteur depuis 15 ans. Le Yalta du transport aérien passera-t-il par le Golfe? Ce sera l'un des thèmes abordés lors du Paris Air Forum le 12 juin sur lequel débattront Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM, et Thierry Antinori, Executif Vice Président CCO d'Emirates.

Comment va s'organiser le transport aérien au cours des prochaines années ? Quelle sera la place des trois compagnies du Golfe, Emirates (Dubaï), Etihad (Abu Dhabi) et Qatar Airways, déjà très puissantes aujourd'hui alors qu'elles étaient microscopiques, voire inexistantes il y a encore 15 ans ? Vont-elles dominer le transport mondial comme elles en prennent le chemin grâce à leur croissance vertigineuse, à l'excellente position géographique de leurs hubs, à la qualité de leur flotte et de leurs services, et au soutien direct ou indirect de leurs riches états actionnaires ? Ou bien devront-elles revoir à la baisse leurs ambitions en raison de réactions «protectionnistes» de certains Etats, soucieux de défendre leur pavillon frappé de plein fouet par cette offensive? C'est tout l'enjeu du transport aérien aujourd'hui.

Les alliances transportent près des 3/4 du trafic mondial

L'essor phénoménal des trois compagnies du Golfe depuis une dizaine d'années chamboule cette industrie structurée depuis une quinzaine d'années autour des trois grandes alliances globales (Star Alliance, Oneworld et Skyteam) dont la soixantaine de compagnies membres transportent les ¾ du trafic mondial. Il trouble également la vision du Yalta du transport aérien de demain que les experts avaient en tête jusqu'ici : un monde structuré autour d'une dizaine de grands groupes de taille mondiale fonctionnant sous forme de partenariats très puissants (joint-venture) entre membres de l'une des trois alliances mondiales. Ceci après une phase de consolidation qui devait s'opérer, non plus sur une base régionale comme c'est le cas depuis les années 90, mais sur une base mondiale.Bref, la suite logique de la libéralisation croissante du secteur du fait de la généralisation des accords de ciel ouvert et de la levée progressive des règles de propriété qui empêchent les transporteurs de passer sous contrôle d'investisseurs étrangers.

Les fusions intercontinentales, l'Arlésienne?

Si cette vision reste encore valable, il est néanmoins difficile de fixer l'horizon d'une consolidation mondiale tant les Etats sont réticents aux fusions intercontinentales dans l'aviation. Surtout, les vainqueurs ne seront probablement pas tous ceux imaginés il y a moins de 10 ans, à savoir trois grosses compagnies américaines, autant d'Européens et de Chinois, quelques Indiens, au moins un Japonais. Vu leur plan de marche, les trois compagnies du Golfe ainsi que Turkish Airlines (qui connaît un développement analogue), en feront partie.
Car, à coup de commandes d'avions pharaoniques et, dans le cas d'Etihad, de prises de participations capitalistiques dans de nombreuses compagnies en difficulté (Alitalia, Air Berlin, Jet Airways, Virgin Australia, Air Serbia...), l'influence des compagnies du Golfe, est désormais mondiale.

«Ce sont les premiers acteurs mondiaux avec une marque mondiale et du personnel venant de tous horizons, contrairement aux compagnies historiques qui restent des acteurs multinationaux à fort ancrage national », reconnaissait récemment Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM, lors d'un colloque organisé par la direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Au final, Emirates, Etihad et Qatar Airways ne cessent de gagner des parts de marché aux compagnies traditionnelles sur tous les continents. Elles perturbent le jeu des alliances quand elles parviennent à casser des partenariats historiques comme Emirates l'a fait en s'alliant avec Qantas, obligeant celle-ci mettre fin à son alliance avec British Airways (et comme le fait Etihad en mettant fin à l'alliance entre Air France-KLM et Alitalia) mais aussi le processus de consolidation lorsque Etihad (toujours) maintient en vie à coups d'injection de cash des compagnies qui étaient condamnées comme Alitalia ou Air Berlin.

Quelle évolution du cadre réglementaire?

La machine peut-elle s'enrayer ? Tout dépendra de l'évolution du cadre réglementaire.
De plus en plus de compagnies tirent la sonnette d'alarme pour dénoncer une concurrence qu'elles jugent déloyale de la part compagnies du Golfe, soutenues directement ou indirectement par leur Etat-actionnaire. Essentiellement porté jusqu'ici par quelques rares compagnies comme Air France, KLM, ce débat est aujourd'hui relayé par d'autres mastodontes du secteur comme Lufthansa en Europe, ou Delta, United et American aux Etats-Unis. Une inquiétude qui s'étend aussi de manière plus discrète en Asie, en Chine et au Japon notamment, ou dans certains pays d'Afrique. Selon les trois compagnies américaines, Etihad, Qatar Airways et Emirates ont touché 42 milliards de dollars de subventions au cours des dix dernières années. 18 milliards pour Etihad, 17,5 milliards pour Qatar Airways et 6,8 milliards pour Emirates. Face à cette concurrence qu'elles estiment faussée, les Majors américaines poussent Washington à remettre en cause des accords de ciel ouvert signés avec les pays du Golfe. En Europe, la France et l'Allemagne cherchent convaincre les autres pays européens de donner mandat à la Commission pour négocier avec les pays du Golfe des « règles de concurrence équitables », en contrepartie d'un accès total au marché européen... qu'elles ont quasiment déjà puisque la quasi-totalité des pays européens ont accepté de signer un accord de ciel ouvert.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Les compagnies américaines ont-elles beau jeu d'accuser leurs rivales du Golfe?

De leur côté, les pays du Golfe et leurs compagnies réfutent le terme de subventions, notamment Emirates dont les comptes sont audités par un organisme international. Mais elles reconnaissent le rôle de l'Etat pour mettre en place un environnement favorable à l'essor du transport aérien, notamment les faibles redevances aéroportuaires. Pour les compagnies du Golfe, la hausse du trafic mondial appelé à doubler d'ici à 15 ans justifie l'émergence de nouveaux acteurs mais aussi l'implication des pays du golfe dans le transport aérien. Elles rappellent que toutes les compagnies ont bénéficié lors de leur démarrage ou même après du soutien de leur Etat. Commandé par Etihad, une étude du cabinet Risk Advisory Group, chiffre à 71,48 milliards les avantages publics reçus par les trois grandes compagnies américaines American, Delta, United au moment de leur passage sous le chapitre 11 de la loi des faillites américaines et du renflouement de leur fonds de pension par le Pension Guaranty Corporation mis en place par le gouvernement américain.

Les aides d'Etat se retrouvent sous toutes les formes

Le sujet des soutiens publics dans le transport aérien est complexe. D'une part car les soutiens sont encore monnaie courante à l'échelle de la planète et d'autre part car la notion d'aides d'Etat reste floue. Celle-ci se heurte au principe de souveraineté des États. Les aides d'Etat "se retrouvent sous toutes les formes, explique un expert. Très vite, on tombe sur des questions de fiscalité qui relèvent des politiques nationales. Il n'y a pas de règles mondiales sur les aides d'État".
Rien n'empêche les Etats d'aider leur compagnie en créant un écosystème favorable au transport aérien. "Le point clé dans ce débat, c'est que les Etats du Golfe considèrent le transport aérien comme une activité stratégique (...). Ils ont par conséquent investi massivement dans les infrastructures et ont mis en place un cadre réglementaire et juridique permettant de développer le transport aérien. C'est le droit de chaque pays de définir les secteurs qu'ils jugent stratégiques", expliquait récemment Thierry Antinori, Executive Vice-Président, chief Operating Officer d'Emirates.

L'OMC n'est pas compétente pour le transport aérien

À lire également

  • Air France-KLM et Lufthansa s’allient contre les compagnies du Golfe (Etihad, Emirates, Qatar Airways)
  • Emirates, Qatar Airways...Les compagnies du Golfe plébiscitées par les passagers
  • Les compagnies du Golfe assoient leur domination sur le transport aérien mondial
  • Qatar Airways aura bien des nouveaux vols en France

Il n'y a pas d'arbitre sur les aides d'Etat au niveau mondial. Régi par régi par l'organisation internationale de l'aviation civile (OACI), le transport aérien ne peut recourir à l'OMC (l'organisation mondiale du commerce) pour trancher les différends. Si l'OACI ne brille pas par son dynamisme sur ce sujet, elle travaille sur la définition de règles concurrentielles équitables pour tenter de la présenter lors de la prochaine assemblée générale de l'OACI en 2016. Vu la complexité du dossier, il est peu probable qu'elle y parvienne, du moins avec le degré d'attente des Européens. D'où la nécessité à court terme de régler la question par le jeu de la négociation dans le cadre d'accords bilatéraux comme tente de le faire Bruxelles. Pour autant, vu la longueur des débats mais aussi la puissance économique et diplomatique des pays du Golfe qui ont toujours su mettre en balance les droits de trafic pour leurs compagnies dans une négociation commerciale et diplomatique globale, l'essor des compagnies du Golfe ne semble pas prêt de s'enrayer. Suite à la vente du Rafale au Qatar, l'engagement de la France d'accorder à Qatar Airways des droits de trafic supplémentaires dans l'Hexagone en témoigne. Et aux Etats-Unis, Washington n'a, pour l'heure, toujours pas bougé malgré l'intense lobbying des compagnies américaines.

________

Fabrice Gliszczynski

Sur le même sujet

Au Chalard, un musée témoigne du passé minier de la petite commune tout au sud de la Haute-Vienne.

Dans le Limousin, la transition énergétique sert d'alibi pour rouvrir les mines d'or

FIÈVRE JAUNE, ALERTE ROUGE (1/3). La hausse historique des cours de l'or pousse deux entreprises à accélérer les explorations au pied du Massif central. Ces sociétés sous capitaux étrangers font mine de s'intéresser aux métaux stratégiques pour justifier les projets d'extraction.

Premium
Energie et Industrie
Depuis le début de l'année, les ventes de voitures électriques d'occasion ont ainsi bondi de 54%. Et sur le seul mois de juin, elles sont en hausse de 73%.

Les véhicules électriques d’occasion : le grand angle mort du plan d’électrification

Premium
Energie
Une chargeuse sur pneus transporte du minerai vers un concasseur à la mine de terres rares de MP Materials, à Mountain Pass, en Californie.

Transition énergétique : pourquoi la flambée des métaux n’est pas une fatalité

La peur d’un épuisement des ressources minérales nécessaires à la transition écologique est infondée. Selon les données historiques analysées sur un siècle par le Cepii, les variations des cours de production dépendent à 57 % des emballements de la demande industrielle, tandis que les chocs d'offre ne pèsent plus que pour 15 %.

Politique industrielle
Les onze parcs français concernés par ce mécanisme pourraient représenter jusqu'à 11,1 gigawatts (GW) de capacités installées.

Bruxelles donne son feu vert au méga-plan français de 63 milliards pour l'éolien offshore

Bruxelles a validé un dispositif de soutien public pouvant atteindre 63 milliards d'euros sur 25 ans pour accompagner le déploiement de onze parcs éoliens en mer.

Energie
SGM Industry fabrique en Gironde d'imposantes machines industrielles de découpe et transformation du bois.

Filière bois : pourquoi SGM Industry est passée à l'électrique

SGM Industry a mené une transformation technologique complète des énormes machines de transformation du bois qu’elle fabrique. Une électrification optimisée qui permet à la PME Girondine de gagner en compétitivité, en sécurité et en économies d’énergie.

Premium
Energie et Industrie
Nicolas de Coignac, président de John Cockerill Hydrogen entouré des élus locaux, devant le premier stack d'électrolyse assemblé sur le site de Belfort avec des outils de production innovants

John Cockerill lance son aventure dans l'hydrogène à Belfort, un an après la reprise de McPhy

REPORTAGE - Réputé pour ses activités dans la défense, le groupe belge s'active en parallèle dans l'hydrogène. Il vient de produire dans son usine de Belfort son premier électrolyseur à partir d'éléments fabriqués en France. John Cockerill attend désormais un soutien public clair de la part de l'Europe pour lancer pleinement un marché fragile.

Premium
Energie et Industrie
Selon EDF, les réacteurs n° 2 de Golfech (Tarn-et-Garonne), n° 3 de Bugey (Ain) et n° 2 de Chooz (Ardennes) sont actuellement à l'arrêt.

Canicule : plusieurs réacteurs nucléaires ralentis ou à l'arrêt, Bugey bénéficie d'une dérogation

La vague de chaleur qui touche la France continue de peser sur la production d'électricité. Trois réacteurs nucléaires étaient à l'arrêt dimanche et sept autres fonctionnaient à puissance réduite afin de respecter les limites de température des rejets d'eau fixées pour protéger les écosystèmes.

Energie et Industrie
Les débits enregistrés en juin 2026 sur le Rhône seraient "parmi les plus bas enregistrés sur un mois de juin depuis 1920", indique CNR.

Hydroélectricté : face aux canicules à répétition, la Compagnie Nationale du Rhône planche sur l'adaptation

Quatre ans après la sécheresse historique de 2022, qui avait déjà impacté les débits des cours d'eau (dont celui du Rhône), les canicules à répétition ont également un impact sur la Compagnie nationale du Rhône (CNR), qui exploite plusieurs barrages sur le fleuve.

Premium
Energie