18 septembre : une grève d'ampleur se confirme dans les transports

La circulation des métros devrait être très limitée le 18 septembre (image d’archive).
Reuters

La circulation des métros devrait être très limitée le 18 septembre (image d’archive).
Reuters
[Article publié le 16 septembre à 17 h 34, mis à jour à 18 heures avec des précisions ligne par ligne pour la RATP]
Cette fois, c'est le ministère des Transports qui a pris la main. Philippe Tabarot, ministre démissionnaire, a directement communiqué les estimations pour les perturbations à venir le jeudi 18 septembre. Et la journée s'annonce très difficile pour la RATP et la SNCF, moins pour l'aérien, même si d'importantes différences se font sentir d'un réseau à l'autre.
Le secteur ferroviaire sera au cœur de la mobilisation. Après quelques tergiversations, les quatre syndicats majoritaires de la SNCF - CFDT Cheminots, CGT Cheminots, Sud Rail et Unsa Ferroviaire - ont appelé de façon commune à la grève. Les TER seront largement perturbés, avec la circulation de 3 trains sur 5. Ces chiffres devraient naturellement varier d'une région à l'autre. « Des perturbations plus importantes sont à prévoir sur les lignes Intercités », a prévenu Philippe Tabarot, évoquant un train sur deux en circulation « sur ces lignes ». Seul le TGV semble échapper à la vague, pour lequel le ministre indique que 90 % des trains circuleront.
La mobilisation sera forte du côté de l'Île-de-France. Philippe Tabarot annonce un trafic « perturbé », voire « très perturbé » dans le métro parisien et les trains franciliens. Le métro sera particulièrement touché avec des circulations limitées aux heures de pointe, mis à part pour les lignes automatisées. Les RER D et E seront les plus touchés, mais les RER A et B seront tout de même perturbés. L'interconnexion sera préservée à Gare du Nord. Le détail des perturbations par ligne sera communiqué mercredi. Les bus seront également touchés, tandis que le trafic des tramways sera normal ou quasi-normal.
Les quatre syndicats majoritaires de la RATP, à savoir la CGT, FO, Unsa Mobilité et la CFE-CGC, avaient déjà donné le ton en appelant à la grève dès la fin août. Réunis en intersyndicale, ils annoncent représenter plus de 90 % des agents du principal opérateur des transports franciliens. Force ouvrière annonce une « journée noire » sur les lignes parisiennes, comme l'indique l'Agence France Presse (AFP).
Les autres opérateurs, comme Transdev, devraient être aussi touchés, les appels à la grève ayant été relayés par la CFDT-FGTE Transports et environnement (ainsi que la section Transdev), la CGT Transports et FO Transports et logistique de façon commune, ou encore l'Unsa-Transport.
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Dans l'aérien, la situation sera moins tendue que prévu avec l'annonce du Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA), principale organisation des aiguilleurs du ciel, de lever son préavis de grève déposé pour le 18 septembre. L'Unsa-Icna, qui entend agir selon son propre calendrier, n'a pas appelé non plus à la grève, tout comme le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) du côté des compagnies aériennes.
Mais cela n'empêchera pas la mobilisation d'autres syndicats dans le secteur, représentant en particulier les personnels au sol ou encore les stewards et hôtesses, tels que l'Unsa-Aérien, l'Unsa-PNC, la CGT Air France, FO Air France, le SNPNC FO, l'Unac... Quelques perturbations sont ainsi attendues, mais la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) ne devrait pas demander de réduction des programmes de vol (mesure prise pour limiter les perturbations).
Cette communication directe de la part de Philippe Tabarot tranche avec le 10 septembre, quand les différents acteurs du ferroviaire, de l'aérien et du transport public avaient classiquement annoncé leurs plans d'action chacun de leur côté, avant que le ministère ne tienne des points d'information le jour même. Et pour cause : la mobilisation à venir est intersyndicale et interprofessionnelle, et devrait largement dépasser celle de la semaine dernière - qui a tout de même rassemblé 200 000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur.
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Pour la première fois depuis deux ans, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires seront ainsi unis dans la rue. Les autorités anticipent déjà plus de 400 000 personnes dans les différents cortèges, tandis que la CGT annonce déjà plus de 220 manifestations à venir, comme le rapporte l'AFP.