SNCF : une mobilisation en ordre dispersé pour le 10 et… le 18 septembre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sud Rail et la CGT Cheminots ont appelé à rejoindre le mouvement social du 10 septembre. (Photo d'illustration.)
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sud Rail et la CGT Cheminots ont appelé à rejoindre le mouvement social du 10 septembre. (Photo d'illustration.)
Reuters
[Article publié le 2 septembre à 17 h 45, mis à jour le 4 septembre à 11 h 25 et 12 h 00]
Le 10 septembre, ira, n'ira pas ? C'est la question que se sont posée les syndicats cheminots ces derniers jours, s'interrogeant sur la pertinence de rejoindre un mouvement né sur les réseaux sociaux et construit hors du cadre traditionnel. Et ce sera 50-50 au sein des quatre organisations représentatives. La CGT Cheminots et Sud Rail ont appelé à la mobilisation, tandis que la CFDT Cheminots et l'Unsa Ferroviaire font l'impasse. L'unité ne sera pas non plus complètement au rendez-vous pour la semaine suivante, malgré l'appel à la grève commun pour le 18 septembre des fédérations interprofessionnelles.
Sud Rail a été le premier à se positionner pour le 10 septembre et n'entend pas faire dans la demi-mesure. Dès le 21 août, avant même la décision de Solidaires, le syndicat appelait à la mobilisation avec comme mot d'ordre, « 10 septembre : on bloque tout dans le ferroviaire ». Après consultations de sa base, il appelle « à rejoindre les initiatives revendicatives qui sont en train de se multiplier dans la perspective du 10, en construisant une grève forte dans notre secteur ».
Fabien Villedieu, délégué syndical Sud Rail, assume parfaitement cette mobilisation en dépit de son origine atypique et se réjouit que son syndicat « n'ait pas été frileux du fait que celle-ci ait été nébuleuse ». Il se dit très lucide sur le fait que le mot d'ordre soit parti d'Internet et non d'un mouvement syndical, mais entend désormais construire la mobilisation avec les cheminots, convaincu que ce mouvement « peut gagner et éviter que l'austérité pourrisse la vie de milliers de salariés ».
À lire également
Il regrette d'ailleurs qu'il n'y ait aucune mention du 10 septembre dans l'appel, lancé fin août, par l'intersyndicale interprofessionnelle (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa) pour une grève nationale le 18 septembre.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie