Dominique Bussereau : "L'Etat maintiendra une part publique majoritaire au moins jusqu'en 2013 dans les grands aéroports régionaux"

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L'Etat étudie en ce moment l'ouverture du capital de plusieurs grands aéroports régionaux. Dans un entretien accordé à Latribune.fr, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau apporte des précisions sur le processus envisagé.

Pourquoi l'Etat envisage aujourd'hui de faire évoluer le capital des sociétés aéroportuaires ?
La Loi de 2005 a créé des sociétés aéroportuaires dans lesquelles l'Etat détient 60% du capital, les chambres de commerce 20%, les collectivités 15%. Ces sociétés se sont substituées progressivement au système de concession attribuées aux chambres de commerce. En effet, il n'était plus possible de renouveler ces concessions sur de longues durées dans le cadre des évolutions de la règlementation européenne.

Les sociétés, qui ont été créées à Lyon, Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Nice permettent de replacer ces aéroports dans des perspectives de long terme puisqu'elles sont prévues pour des durées supérieures à 30 ans. Par sa présence, l'Etat a garanti la bonne mise en place de ces sociétés, en relation avec les CCI et les collectivités. Le bilan est très positif. Les personnels ont adopté la nouvelle convention collective. Les sociétés aéroportuaires ont bien résisté à la crise. Elles renouent désormais avec la croissance. Le gouvernement souhaite donc maintenant examiner comment leur permettre de disposer des partenaires et des moyens nécessaires à leur modernisation et à leur développement.

Quel est le calendrier prévu ?

Nous devons d'abord examiner la situation des aéroports ayant déjà renouvelés leur conseils de surveillance après trois ans d'existence comme Lyon, Bordeaux et Toulouse. Le cas de Montpellier sera examiné un peu plus tard. Le cas de Nice dont la société est plus récente n'est pas à l?ordre du jour pour l'instant. IL faut pouvoir évaluer la valeur de ces aéroports et surtout quel type de partenariat sera le plus bénéfique pour eux. L'agence de participation de l'Etat mène actuellement une étude avec un cabinet conseil, mais nous avons également chargé les présidents des conseils de surveillance d'établir des concertations locales à ce sujet, avec les chambre de commerces et les collectivités qui sont évidemment parties prenantes. Ce n'est qu'après ces études et concertations que des décisions pourront être prises, d'ici la fin de l'année.

Quelle part l'Etat compte céder?
Ceci n'est pas décidé. A la création des sociétés nous nous étions engagés à maintenir une part publique majoritaire au moins jusqu'en 2013. Ceci signifie donc que l'Etat ne cédera qu'une part minoritaire ou que d'autres partenaires publics devront entrer au capital. L?important est de trouver les partenaires qui permettront réellement aux aéroports concernés d'accroître leur capacité, de trouver de nouveaux relais de croissance et d?investir.
 

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