SeaFrance sauvé du naufrage ?

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La compagnie maritime qui est placée en redressement judiciaire a reçu mardi une offre de reprise partielle par Louis Dreyfus Armateurs et le danois DFDS. Ce mercredi, les administrateurs ont pris en compte l'offre des syndicats.

Nouvelle étape dans le plan de reprise de SeaFrance, en redressement judiciaire jusqu'en octobre prochain. Alors que la compagnie danoise DFDS et Louis Dreyfus Armateurs ont déposé mardi dernier une offre pour reprendre partiellement la compagnie maritime, les administrateurs judiciaires ont accordé un délai supplémentaire à la CFDT, également candidate à la reprise.

Le projet de DFDS et Louis Dreyfus armateurs est de créer une société commune dont DFDS sera l'actionnaire majoritaire. A la date butoir de dépôt des dossiers de reprise, DFDS  a précisé dans son communiqué qu?il s?agira pour les deux firmes de la seule et unique offre. "L'intention des deux partenaires est d'apporter à cette société commune la ligne Douvres-Dunkerque (DFDS) et les activités ferries de LD Lines".

Mais la CFDT envisage pour sa part la création d'une Scop (Société cooppérative et participative). "On va commencer à travailler dessus à partir de lundi puisqu'on a enfin accès aux documents réclamés par notre expert", a affirmé Didier Cappelle, secrétaire général de la CFDT maritime.

Les organismes syndicaux de SeaFrance dénoncent les termes de l'offre de DFDS, qui prévoit la suppression de 200 postes et l?arrêt de circulation d?un navire de fret. "On est prêt à utiliser tous les moyens à notre disposition pour empêcher le rachat" menace Didier Cappelle, . Ce dernier déplore "l?intention [de DFDS] de casser l?entreprise", "de la liquider morceau par morceau".

La compagnie maritime opérant entre Calais et Douvres est une filiale à 100% de la SNCF et compte 900 salariés. Sa maison mère demande à Bruxelles le droit de la recapitaliser à hauteur de 230 millions d?euros.

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a écrit le 27/07/2011 à 1:15 :
"On est prêt à utiliser tous les moyens à notre disposition pour empêcher le rachat". Voila qui en dit long sur les mentalités rétrogrades. SeaFrance est en déficit abyssal depuis toujours et le syndicat est encore dans l'attente des fonds publics de la SNCF pour éponger les pertes comme "au bon vieux temps". Seulement avec les contraintes européennes de libre concurrence et d'interdiction de l'utilisation de fonds publics pour secourir une entreprise privée, ce temps est révolu. La société va faire faillite une bonne fois pour toute.
Réponse de le 27/07/2011 à 8:49 :
Utilisateur régulier des ferries j'ai parlé lors de la dernière grève qui a coulé seafrance avec une employée en larmes qui m'expliquait qu'elle a llait perdre son boulot à cause d'une quarantaine de syndicalistes extrémistes et jusqu'au boutistes alors que la boite compte environ 900 employés...
Pendant ce temps, les britanniques de P&O travaillent et gagnent des parts de marché. bien triste, cette coutume française qui consiste à couler tout ce qui existe
Réponse de le 27/07/2011 à 10:06 :
C'est bien triste.
Nous étions nombreux à espérer une rupture en 2008 de ces privilèges destructeurs de quelque fossoyeurs.
Réponse de le 27/07/2011 à 15:10 :
les syndicats sont responsables

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